‹ ThéâtreChapitre 52 sur 151 · CHARLOTTE, RABOURDIN · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, RABOURDIN

Charlotte. — Des gens commodes, ces amoureux ! On n'a pas besoin de les mettre à la ])orte... (S'approchant de Rabourdin.) Hé ! mon parrain I... Tiens 1 il ne bouge plus. Serait-il mort pour tout de bon? (Reculant.) Dites, pas de ces farces-là, c'était pour rire. Répondez donc, mon parrain, vous savez bien que j'ai peur des morts. (Rabourdin laisie échapper un ronflement formidable. Elle s'approche, en riant.) Ma parole ! il s'est endormi. Il ronfle comme un soufflet de forge... Hé I mon parrain !

Rabourdin, s'rveillanl en sursaut. — Hein 1 quoi? pas de tisane !... Nous m'ennuyez à la fin, je me porte comme le Pont-Neuf \ (flse lève et passe à gauche.)

Charlotte, riant. — Mon pauvre parrain !

Rabourdin. — Ah ! tu es seule, méchante gale... M'avoir fait avaler toutes ces saletés I Pouah !

Charlotte, courant à la fenêtre. — Silence I

Rabourdin. retenant à droite. — C'est que cette sieste m'a ragaillardi. J'aurais volontiers fait un petit tour.

Charlotte. — Silence... (Elle vient le rasseoir.) Les voici avec le docteur.

LES HÉRITIERS RABOURDIN

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