‹ Théatre en versChapitre 20 sur 103 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HENRI

Peste I que de saluls et de cérémonie !

Malgré ma barbe rude et ma face brunie Aurais-je l'air d'un prince ou d'un comte en effet?

Il aviso le petit miroir sur la table.

Monsieur, vous avez Tair d'un sacripant parfait; Cette mine bourrue est en tout point de celles Qui font peur, à la brune, aux porteurs d'escarcelles, Et Taccueil qu'on vous fît me semble saugrenu.

Inquiet : « ^ .

Ouais! serait-ce une embûche, et m'a-t-on reconnu? Quoi qu'il en soit, usons de ce foyer qui flambe Pour sécher mes habits et réchauffer ma jambe, Celle dont ils ont pris la botte, ces bandits!

Il s'assiel devant la chemin jc, dans le fauteuil d'Hildegarde, et bâille.

Ah! la chaleur détend mes membres engourdis, Et devant ce beau feu qui m'éclaire et m'essuie J'ai l'air d'un saule en pleurs fumant après la pluie!

Rélléchissant :

Ce logis me convient, — et l'hôtesse a des yeux

Oui feraient, s'ils voulaient, qu'il me plût ercor mienv.

Qu'est-ce à dire, coquin? Je m'y devais att'^'

A peine avez-vous cliaud que vous devene

Réprimez, s'il vous plaît, ces désirs malad

La neige a transpercé ma cotte par endroi

LA PART DU ROI 73f

Et j'ai besoin, plutôt que d'une mîjauréei

De quelque bonne robe abon<lammcnt fourrée.

Peai^iDl Ids dârûtf rs vera, Jeux valets sont entrés, portant une magnificîue rolie et des pantQuflos îburrëos. Au bruil, Hepd se retourne.

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