‹ Théatre en versChapitre 33 sur 103 · LES VOIX CHANTANTES · texte numérisé non relu

LES VOIX CHANTANTES

Le tiède avril dit à la neige * i< froide neige, quand pourra i-je J^ Te fondre à mes rayons vainqueurs? »

k — Les amours disent à nos cœurs

Ce que l'avril dit à la neige,

^ GIORGIO 0*AST

(Et je reconnais mônae Les chanteuses I Voici Michelella qu'où aime - ITour sa bouche endiablue et ses yeux ingénus; Angelica qui porte autour de ses bras nus ■ Les annelures d'or d'une couleuvre ailée;

Et Poinone, et Fiorelle , et la Pantasilée, Folle lille (jui n'a jamai'S &u refuser Un sourire, le jour, ni, la nuit, un baiser 1

Les bar^ae* oal diqiarn dans U partie invisible de La valJée. Dé*op~ ntaist 00. entend, non tes voix, mais les bruits légers das hauibots et des viuI^Es.

CÉSAR SFORZA assis à droite, sans se retourner

Regarde mieux. Tu vois des hommes auprès cTelJ

IL eanbuitc; iJc5 l^ldetté<^r ol nommi? les noms qu'il lit.

Jean Vasart.

GIORGIO D AST

regarlant au loin

C'est vrai.

CÉSAR SFORZA

Qui tient la citadelle ■ De Sammogia. La reine — il le croit — lui fit tort En ne lui donnant pas la ville avec le fort.

— Jean Cesano.

GIOKGIO d'aST

Lui-même.

CÉSAR SFORZA

Officier de la Porte.

GIORGIO d'ast Oui.

— Pompeo Cortez.

césar SFORZA

Majordome. — Il importe A rhonneur, disent-ils, de leur vieil é»usson Que l'un soit grand veneur, l'autre grand échanson. ' "'^ine n'a rien t'ait pour eux. — Castiglione.

GIORGIO d'aST

ïct.

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CÉSAR SFOBZA

C'est le chien qui mordrait la lionne, S'il le pouvait, pour mordre. Au reste, un peu parent De ce Jean Luys trouvé dans les roses, mourant. Puis Montagna, Ruffo, Santoni, Gellamaœ.-p

GIORGTO d'AST

Tous rayonnants de joie et d'or qui les charuarre,

El les yeux éblouis dans le beau jour vormeit Par des filles d amour plus blondes au soleil!

CÉSAR SFORZA

Tous pleins d'une rancune araère. LTlalie Aux plus graves desseins mêle quelque folie, Et de haineux complots y serpentent, cachés Dans les fêtes, parmi les rires di^^bauchés.

D'ailleurs, si le soupçon rassuré s'en abuse, Le rire n'est-il pas la plus adroite ruse?

Rruiî de toix oL de rires.

Ils viennent. Vous disiez : « Quels moyens? » Entrez là. Vous saurez tout.

Entrez.

Tous douic s'éloig-nent par celte porte, Undts que les jeune* homm«R et lû3 botlcîs âllËB, 4^clatants et joyeux^ CDlrcot dans un luinuKq de fêta, Toutes les couleurs riantes et follt^s^ LonUs les fjrictis, Lou* Igs rirea.

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