‹ Théatre en versChapitre 7 sur 103 · LE SEIGNEUR · texte numérisé non relu

LE SEIGNEUR

Prends Corilla, bouffon, je l'ai payée, Et chante.

LE BOUFFON

Grand merci, monseigneur] — Corilla, Te plaît-il d'opérer ce troc à l'amiable?

CORILLA

Bouffon ou seigneur, peu m'importe, pat le diable, L'un vaut l'autre.

LE BOUFFON

Le diable est un sot, et voilà

Ma chanson

Comme une médaille jaunie, La lune plane en son entier, Et le diable, tète honnie, Surgit au détour du sentier.

Rose et d'or sous sa toque bleue, Le page Raoul en passant A marché sur un bout de queue; Dieu garde le pauvre innocent !

« — Enfant, seize ans et la nuit belle !

C'est le temps et l'heure d'oser.

A son balcon, la dame appelle, Oiseau, vas-tu pas t'y poser?

« — Bast ! j'ai ma maîtresse à Palerme, Qui me nourrit de sa vertu; Conscience molle et chair ferme...

Es-tu riche, père, et viens-tu? »

OEil mi-clos, lèvre sérieuse, Et son menton blanc dans la main.

Une fîlle aux airs d'amoureuse Chemmait le même chemin.

« — - Â qui donc pensez-vous, la brune?

Est-ce pas au fils hasardeux.

Qui, Fautre soir; au clair de lune, Vous a pris un baiser ou deux? »

«.— Fil Je ne suis point romanesque; Je songe au marquis d'Alvila, Qui ce jour, pour un rien ou"^ presque.

M'a donné ces vingt piastres-là. »

Le diable au coin d'un bois farouche Rencontre un rogue mendiant.

Front bas, face livide, œil louche, Pleuraat,. geignant, psalmodiant.

« — Fils, mendier est chose folle; A qui dit non, ta dague au cœur.

N'ayant rien, pour avoir on vole, Et le mourant se fait tueur.

♦••^^MT" Tvr^"

— Père, cet avis est louable, Mais la faim Ta donné plus tôt. »

Et l'homme assassina le diable.*.

Amis, le diable n'est qu'un sot.

Les écoliers applaudias«Ll cl lîi^nt- LE MOINE

Voilà le bon moine,

Oh! gué.

Voilà le...

Il ronlo sons la Labls.

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