‹ Théatre en versChapitre 108 sur 212 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, JOIIANNÈS

Par la porte ouverte à deux battants se découvre la perspective de l'amph tliéâtre vide, sous un cif>l incendié de lumière. Dans l'arène, à quelque pas du seuil, est dressée une croix en forme de tau, très basse, à laquell est attaché Johannès évanoui. 11 est à demi nu, son bras droit dëlié peu inerte. Sa tête est penchée sur son épaule gauche. La ligne des derniei gradins de l'amphithéâtre, très lointaine, coupe sa silhouette vers la po trine, et ainsi son buste et sa tête apparaissent en plein azur, sombre dans la clarté crue du soleil qui le frappe de trois quarts par derrière.

FLAMMEOLA, poussant un grand cri.

Ah!

Elle tombe évanouie entre les bras de Zythophanès qui la soutient

AnUNS et LES CHRÉTIENS

Johannès !

Ils s'agenouillent tournés vers lui.

JOHAN.NÈS, revenant à lui, l'œil hagard.

Pourquoi m'éveille-t-on?... J'allais, Parmi les anges, dans la lumière. 0 palais D'astres en fleurs! Concerts de harpes et de flûtes! Encensoirs des soleils, d'où montaient en volutes Des âmes, des essaims d'àiues, vers l'Orient! Et Christ m'ouvrait ses bras d'aurore en souriant. Pourquoi vos cris m'ont-ils rappelé sur la terre?

Prions pour lui !

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