‹ Théatre en versChapitre 121 sur 212 · SCÈNE V LE CHEMLNEAU, MAITRE PIERRE, TOINETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE V LE CHEMLNEAU, MAITRE PIERRE, TOINETTE

Foujours à te gausser du monde, hein ! nez friand !

Il dit la vérité, tout de même, en riant. Notre maître.

MAITRE PIERRE

Ma foi, j'en conviens. La besogne Marche mieux et nos gas ont plus d'âme à la pogne ivec toi pour mener le branle à ton couplet. Vh ! tu travailles bien, dame !

Oui, quand ça me plaît.

MAITRE PIERRE

*uis, à la ferme, tu connais tout le service : jOS chevaux, le bétail.

On n'est pas un novice.

MAITRE PIERRE

Ce n'est pas ton métier, pourtant.

LE CUEMINEAU

On est subtil.

MAITRE PIERRE

Sans doute; mais...

D'ailleurs, mon métier, quel est-il ?

Je n'en ai point. J'en ai des tas. 11 faut bien vivre. Où je les apprends? Ah! voilà ! Pas dans un livre, Sûr; mais de tel ou tel, au hasard de mes pas. Comme mes chansons : l'une ici, l'autre là-bas. Et je loge à la fois, des fois, dans ma cervelle Et le nouveau métier et la chanson nouvelle, Tant qu'à la lin des fins le routier des routiers Aura su tous les airs et fait tous les métiers.

TOINETTE, avec admiration.

llein ! Notre maître!...

MAITRE PIERRE

Oui donc, c'est une forte tête.

LE ClIEJUiSEAU

Quand on est pauvre, on n'a pas le droit d'être bête.

TOLNETTE, étouffant lin éclat de rire.

Oh!

MAITRE PIERRE, montrant les écuelles et les barlots.

Eh bien! toi, la fille, et ça? C'est pour demain? Qu'est-ce que tu fais là, le museau dans ta main?

J'attends qu'il finisse.

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