‹ Théatre en versChapitre 157 sur 212 · SCÈNE Vin · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin

Les Mêmes, LE CHEMLNEAU

horaas et Martin tendent leurs Terres, et Catherine tient le pichet en l'air, prête à verser, le sourire aux lèvres.

LE CHEMINEAC, encore à la cantonade à gauche.

Chantez mitaine Et répondez miton.

A lu fontaine On y boira, liston,

206 LE CllEMINEAU

Paraissant, et traversant la scène de gauche à droite, sans voir le groupe, car il se dirige vivement vers le poteau indicateur des chemins.

Trois coups d'pictaine, Et ti ton taine, Trois coups d'pictaine, Trois coups d'picton.

En achevant sa chanson, il s'arrête devant le poteau qu'il examina longuement.

CATHERINE, à Thomas, en reposant le pichet.

Ce n'est qu'un chemineau, tiens ! J'ai ri pour des pommes.

Thomas, à Catherine

Des fois, ils ont des sous.

Haut.

Hé! l'homme!

LE CHEMINBAU, se retournant.

Quoi ! les hommes'

THOMAS, l'air engageant.

On n'a pas soif?

LE CHËMlNEAU

Si; mais, plus de soif que d'argent.

THOMAS, l'air renfrogné et lui tournant le dos.

Ah!

CATHERINI>, bas à Thomas.

Là, je l'avais dit, tu vois, un indigent !

LE CHEMINEAU, s'avança nt vers eux.

Alors?

THOMAS, embarrassé.

Alors, voilà, rien. C'est tout.

Est chaude.

MARTIN, même jeu.

La journée

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