SCÈNE XYI
LE CHEMINE.\U, seul.
Après un temps, il se lève et se dirige vers la remise lentement : puis, la main sur le loquet, il hésite à entrer et vient se laisser tomber sur le billot de bois.
Voilà que j'ai peur, à présent, de le voir. i c'était mon enfant, pourtant!... Dame! Savoir! n enfant! Moi, le sans-famiîle! Quelle idée! ourquoi ma tète alors en est-elle obsédée? t d'où me vient, à moi, le vagabond joyeux, e désir qui me met des larmes dans les yeux? n enfant qu'on chérit, qui vous le rend, un être n qui, lorsqu'on décline, on sent qu'on va renaître, ui, ça doit parfumer la vie!.,.
Se levant.
Allons, vieux fou, ils de n'importe qui, rôdeur de n'importe où,
Tu rêves d'un foyer, toil... Pourquoi pas des rentes? Les nids ne sont pas faits, pour des bêtes errantes.
Il reiraverse, avant ce dernier vers, la scène et revient s'asseoir à gauche.
Ouand même ce serait ton enfant!... Soitl... Après? Être un père, un vrai père, est-ce que tu pourrais? Hélas :
11 se, lève et marche quelques pas.
Suis ton destin. Va, chemineau, chemine I
11 se dirige vers le fond, lentement, comme pours"en aller. Revenant brusquement.
Ohl non 1 non I C'est honteux. Tu n'es qu'une vermine, De vouloir fuir. Tu dois rester. Tu dois le voir. Pour la première fois que tu sais ton devoir. Il te faut le remplir, si fort qu'il te tenaille,
Se prenant à deux poing» par le collet et comme se traînant lui même veis la remise.
Et tu le rempUras cette fois-ci, canaille 1