ACTE ftUA/TRIÈME
LE CUEMI.NLAU
Tu croiras que je me gausse.
MAITT.E riERP.E
u tout 1
LE CHVM1NEA.U
Eh bien! ce qu'il me faut... Point de fracas! iens-toi tranquille! C'est... ta fille pour mon gas.
MAITRE PIERRE, sursautant.
ein ! Quoi ?
LE CHEMISEAU
Tu vois ! Le sang qui te pète aux oreilles à, j'en étais sûr.
.MAITRE PIEUriE
Dame ! A des bourdes pareilles !
LE CIIEMI.NEAC
ornment! des bourdes?
ÎIAITRE PIERRE
Pouh! tu n'es pas sérieux.
LE CHEMINEAU, presque menaçant, s'avançanl vers lui.
rois-tu? Regarde donc au fin fond de mes yeux, i j'ai l'air de quelqu'un qui dit des fariboles.
MAiTHE PIERRE, reculf.nt, irembknt.
ais... mais....
LE CnEMISÏAU
Ne tremble pas ainsi sur tes guibolles, ue diable! On ne veut pas te faire peur. Causons, ans nous fâcher, chacun expliquant ses raisoris.
u le pousse sur le banc de pierre.
iens, assieds-toi.
Il s'assied lui-jnênie sur la chaise.
Voici les miennes. Le jeune homme, st brave, honnête, bon travailleur. Il se nomme, oinet, tils de François et de Toinette. U plaît ta fille.
NAITUE PIERRE, à voix sourde.
Un bâtard!
LE CHEMISEAU
On ignore qu'il l'est.
Seuls, Toinette et nous deux connaissons le mystère. Toinette et moi, motus! Toi, lu n'as qu'à te taire.
Avec un ^'este de menace froide.
Et lu le feras, hein! Tiens-toi pour averti. Maintenant, discutons mon gas comme parti. Il n'a pas grand bien, soitl Ta fdle a davantage, Semble-t-il.
MAITRE PIERRE
Semble-t-il?
Certe. Et mon héritage!
MAITRE PIERRE, haussant les épaules et souriant.
Oh!
LE CHEMTNEAU
Sais-tu ce que j'ai, ce que je donnerais En dot à mon gas !
Quoi?
Bédame! Et mes secrets!
Les mauvais et les bons! Tout ça, pour quoi tu m'ofîres. Toi, l'avaricieux, de dégraisser tes coffres! Mes secrets à mater les bêtes et les gens ! Et mes chansons d'ouvrage aux airs encourageants, Mes chansons qui font faire aux trimeurs doubles tâches Et mieux qu'un coup de vin donnent du cœur aux lâches! Tout ça ne compte pas, peut-être? Mais, bons sangs! Tu m'en offrirais pour des mille sur des cents, Et même en or bénit par le Saint-Père à Rome, Que je ne voudrais pas troquer!... Va donc, pauvre homme!
MAITRE PIERRE, Orgueilleux.
Moi, pauvre homme! Ah! j'en ai, de la terre au soleil I Et du bétail! Personne ici n'a le pareil.