‹ Théatre en versChapitre 31 sur 212 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

GLL'BEKS, la voix avinée.

Et pourquoi, friturière?

Il dégringole jusqu'au bas de l'escalier.

Ja me plaît, moi, d'aller dans la cour de derrière.

Montrant les gueux.

Is y sont bien, eux! /

PSYLLIUM, venant lui tirer le bras.

C'est loué pour eux, le bas.

GLUBENS, remontant.

)i ! Par qui?

PSYLLIUM

Par quelqu'un que tu ne connais pas ;i qu'ils attendent.

(JLUBE.NS

Bon! je vais aussi l'attendre.

Entraînant Psyllium i|u'il essaie de prendre à bras-le-corps.

"t même en t'embrassant, toi, car j'ai le vin tendre .j

PSYLLICM, à Congrio qui a le dos tourné, .ongrio !

CONGKIO, à Glubens, d'en bas.

Sors d'ici, brute! Ou gare à mon poing!

Glubens poussé par Psyllium va s'échouer à la table de Rufus. TRUI.LA, à Congiio qui lui coupe du pain.

ohannès viendra-t-il bientôt?

Je ne sais point, lange toujours. Il a payé. .le distribue.

GLUBENS, qui tient une coupe et qui vient de la vider.

)is donc, toi! Ton vin sent la boisson déjà bue.

Il jette vers Congrio la coupe, qui vient se briser sur le pavé de la

CONGRIO, à Labrax.

Labrax, cogne dessus !

GLl'lîENS, à Labi-ax qui s'avance voi-s lui, les bras en rond.

Eh bien! essaie!... Ah! mais' Tu ne me connais pas, va ! Si je me nommais, Les bras t'en tomberaient, oui, tes deux anses, cruche.

LABRAX, allongeant la tète vers lui.

Nomme-toi donc!

D'abord, rentre ton cou d'autruche.

Ça met ton nez trop près du mien. Or, moi, les nez, Quand ils sont, tel le tien, des nez aubergines. Me dégoûtent. J'ai mal au cœur. Je m'estomaque. Et je les mouche. Avec mes dents. C'est mon attaque. Et prends garde, tu sais; parce que, si je mords. C'est venimeux. Je suis Glubens, laveur de morts.

LABRAX l'empoignant au col.

Et moi Labrax, rinceur de vivants.

l'.L'PUS, BUCCO, SCAPHA, MANGEURS et BUVEURS

A la porte !

CONGRIO, d'en bas.

A-t-il payé ?

PSYLLIUM

D'avance, et deux fois.

CONGRIO, y Labrax.

Bien. Emporte!

Labrax prend à brjs-le-corps Glubens qui se débat: puis le] met sous son bras, le porte quelques pas, et finalement le dépose sur le seuil, le dos tourné vers la rue.

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