‹ Théatre en versChapitre 5 sur 212 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

■LAMMEOLN, ZYTIIOPIIANÈS. GLAL'CUS, CAPPADOX, chef des esclaves, LALAGÉ. LEUCGNOK, delx .\itres skrv.astes, une

ClinAP.lSTE, DEi;X TIBICISES K DOUBLE FLUTE, UN JOUEUR DE COR.

iw lever du rideau, les musiciens achèvent un prélude. Glaucus est près d'eux. Flammeola et Zylhophanès sont couchés sur les deux lits du levant de la triclea.

GL.AUCUS, aux musiciens.

,à, maintenant, tout doux! Encor plus doux! Encor! 'resque plus rion! A peine un lent soupir, le cor!

; LA MARTVr.E

l.a cithare, en frôlant! Et les deux flûtes, l'une

i)u miel, l'autre un frisson d'eau qui meurt sous la lune '.

Très bien! Voilà les sons languides à ton gré,

Rythme déliquescent de mon verbe nacré.

En déclamant, d'un ton précieux, presque tous les mots détachés.

Sur un pleur, captif... dans... une buire... d'opale.

ZyTHOPHA.NÈS

Pitié, Flamineola! Tu vois, j'en deviens pâle. Glaucus va nous gâcher l'exquis de ce repas, fais-le taire.

A Glaucus, après que les musiciens se sont tus, sur un geste de Flammcola.

Tu sais, je n'en disconviens pas, En vocables de la grâce la plus subtile, Croiser le lourd spondée et l'allègre dactyle; Mais crois-moi, je suis sage, après des vins... épais. Les vers ne valent rien pour digérer en paix.

Oui, tu préférerais philosopher sans doute, Philosophe !

ZYTHOPHANtS

Non pas! Car ce que je redoute Le plus, dans ce bonheur calme où je me vautrais. C'est d'être un animal qui pense, et pense exprès. J'ai l'estomac fleuri des plus suaves choses, Le cœur quiet; le front diadème de roses; Flammeola me traite en vieil enfant gâté; Et je voudrais, sans plus, par cette nuit d'été, A travers un demi-sommeil souflleur de bulles. Ouïr des bala Irons et voir des funambules.

Homme heureux, à qui reste encor quelque désir ! Moi. je n'ai même plus la force de choisir. » Tours d'acFobate, vers de poète, sentence De philosophe, ont pour moi pareille importance. Fais venir des boulions, puisqu'ils t'amusent! Moi, Je n'y prendrai plaisir ni peine, aucun émoi.

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