‹ Théatre en versChapitre 58 sur 212 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

THOMRYS, LATRO THOMRYS, on appuyant ironiquement sur le dernier mot.

Sur elle et sur Johannès!

LATRO, avec ironie, mais une ironie sombre et résolue. Oui, sur lui!

n'a jamais été gardé comme aujourd'hui.

Mais souviens-toi, Latro : s'il l'aime, s'il lui cède, Le secret d'en finir, c'est moi qui le possède. Je peux te délivrer de lui, tu sais comment.

Je ne veux pas.

THOMRYS

Pourquoi? Par quel aveuglement?

Pourquoi le refuser, ce qtic t'offre mon zèle?

C'est lui seul qu'il s'agit de perdre, et non pas elle. Or, en le dénonçant, l'ii, tu n'as pas songé...

Crois-tu? Je sais jusqu'où va la haine que j'ai. Mais, quelque soif qu'elle ;iit, trouve-la nalurelle. Car mon amour pour toi fait ma haine contre elle. Cette haine, d'ailleurs, tu dois l'avoir aussi !

LATnO

Haïr Flammeola, moi ! IS'oii !

THOMRYS

Raisonne ! Si!

C'est pour être k lui, va, qu'elle se fait chrétienne! Peux-tu souffrir qu'à ton rival elle appartienne Sans la haïr, et sans vouloir te venger d'eux? Or, en le dénonçant, je les perds tous les deux. Veux-tu? Mais réponds moi, brulc.

LATRO

Tais-loi, vipère!

TIIOMIWS

Lâche! Ce n'est pas vrai, qu'un bandit fut ton père 1

Ou tu n'aimes donc pas, que tu n'es pas jaloux?

Ton cœur, que tu prétends pareil au cœur des loups,

N'est que celui d'un chien, vil, qu'on fouaille, et qui pleuré

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