‹ Théatre en versChapitre 97 sur 212 · FL.\51ME0LA · texte numérisé non relu

FL.\51ME0LA

Ah !... Eh bien?... Est-ce bon, ce que tu vas m'apprendre?

ZÏTUOPHANÈS

Je pense.

Parle, parle.

ZïTHOPIIASÈS, avec des précautions.

Assez bon pour me rendre Un peu d'espoir, qu'il faut partager, l'acceptant Tel quel...

FLAMHEOLA, anxieuse et impatiente à la fois-

César n'a pas fait grâce?

ZYTHOPHA.NÈS

Non, pas tant.

FLAM.MEOLA

Il consent à m'entendre, au moins?

zvTnor»A^KS

l'as davantage.

120 LA MARRRE

FLAMiiEOLA, découragée.

Quel espoir, faut-il donc qu'avec toi je partage?

ZTTHOPHA>ÈS

L'affranchi de César, Phryllas, son favori. S'est entremis pour nous, et César a souri. Ce sourire, il est vrai, la cause en reste obscure. Mais Phryllas y voit clair sans doute. Il en augure Que César, qui s'amuse à ton vœu haletant, Sourit de l'exaucer juste au dernier instant.

PLAMMEOLA

Ah! Comme il me fait peur, ce sourire équivoque l

ZYTH0PHA^ÈS

Peur! Et pourquoi? L'espoir suprême qu'il évoque. Si César, te l'ayant donné, te le volait, César serait un monstre, alors?

FLAMMEOLA

C'est ce qu'il est.

ZÏTHOPHASÈS

Non, non, je ne peux pas y croire. Prends courage! Eros n'a pas encore achevé son ouvrage. 11 vous protège. 11 veut que vous soyez heureux. Des amants tels que vous, il sait lutter pour eux. Vous êtes les soleils dont son autel se pare. Il ne souffrira point que la mort vous sépare Avant que vos deux cœurs aient pu s'extasier A n'en plus faire qu'un dans son rouge brasier.

• FLAMMEOLA

Puis-je me prendre encore à ces amorces vaines? Hélas! le feu d'Eros ne bout plus dans mes veines. C'est l'affreuse terreur, sa fièvre et son poison Qui me travaillent. Tiens! Par moments, ma raison S'égare. A des projets insensés je m'arrête. Aruns! Persuader Aruns ! Lui, qu'il se prête

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