FL.\51ME0LA
Ah !... Eh bien?... Est-ce bon, ce que tu vas m'apprendre?
ZÏTUOPHANÈS
Je pense.
Parle, parle.
ZïTHOPIIASÈS, avec des précautions.
Assez bon pour me rendre Un peu d'espoir, qu'il faut partager, l'acceptant Tel quel...
FLAMHEOLA, anxieuse et impatiente à la fois-
César n'a pas fait grâce?
ZYTHOPHA.NÈS
Non, pas tant.
FLAM.MEOLA
Il consent à m'entendre, au moins?
zvTnor»A^KS
l'as davantage.
120 LA MARRRE
FLAMiiEOLA, découragée.
Quel espoir, faut-il donc qu'avec toi je partage?
ZTTHOPHA>ÈS
L'affranchi de César, Phryllas, son favori. S'est entremis pour nous, et César a souri. Ce sourire, il est vrai, la cause en reste obscure. Mais Phryllas y voit clair sans doute. Il en augure Que César, qui s'amuse à ton vœu haletant, Sourit de l'exaucer juste au dernier instant.
PLAMMEOLA
Ah! Comme il me fait peur, ce sourire équivoque l
ZYTH0PHA^ÈS
Peur! Et pourquoi? L'espoir suprême qu'il évoque. Si César, te l'ayant donné, te le volait, César serait un monstre, alors?
FLAMMEOLA
C'est ce qu'il est.
ZÏTHOPHASÈS
Non, non, je ne peux pas y croire. Prends courage! Eros n'a pas encore achevé son ouvrage. 11 vous protège. 11 veut que vous soyez heureux. Des amants tels que vous, il sait lutter pour eux. Vous êtes les soleils dont son autel se pare. Il ne souffrira point que la mort vous sépare Avant que vos deux cœurs aient pu s'extasier A n'en plus faire qu'un dans son rouge brasier.
• FLAMMEOLA
Puis-je me prendre encore à ces amorces vaines? Hélas! le feu d'Eros ne bout plus dans mes veines. C'est l'affreuse terreur, sa fièvre et son poison Qui me travaillent. Tiens! Par moments, ma raison S'égare. A des projets insensés je m'arrête. Aruns! Persuader Aruns ! Lui, qu'il se prête