‹ Théâtre espagnolChapitre 153 sur 405 · LÉON AK · texte numérisé non relu

LÉON AK

Oui, sa mère est capable de lui faire violence, de me chasser de. ses pensées; elle saura la contraindre à lui obéir. J,a contraindre! Mais qui m’assure de sa fidélité? qui sait si déjà, vouant à l’oubli l’amant dont la passion est sincère : elle n’ira pas av ec joie donner sa main à un inconnu?... Adieu! (il va pour sortir et se raiisc.). . . Chère Fermina , tu dois juger de l’ardeur de mon amour ; fais donc en sorte que je puisse voir Isabelle, et lui parler enfin. Dis-lui tous les tourments qu’elle me cause; dis-lui surtout que l’amant, mèmè le plus malheureux, s’il n'a pas droit à l’affection, a droit du moins à la franchise!

(Il sort.)

FERMINA.

Pauvre jeune homme ! je crains bien que ce fameux baron ne te dame le pion . Hé quoi ! pendant tant d’années tu te seras bercé d'illusions flatteuses, tu auras poussé tant de soupirs perdus , tant de fois tu auras rédé autour de la porte, et tout cela pour que tes projet» amoureux demeurent à l’état

Page 1