I.a siestes’eSl prolongée de lieaucoup aujourd’hui
LA TANTE MONIQUE
Pardonnez-moi, monseigneur; à trois heures, j’étais déjà à tricoter. Mon alcôve est une vraie fournaise, et la chaleur vous y tient si éveiilée, que, ma foi... 1
LE BARON
C’est juste. Vous manquez ici de quelques appar- . lements d’été. Après cela, ces maisons sont si mal distribuées au village !... Avez-vous séjourné longtemps à Madrid ?
la tante. Monique.' ■ *
Fort peu ! à peine ùn mois. ' ■
LE BARON,, sp promenant sur le thiMlrc ‘ ‘
Alors H fallait un bien grand liasard pour vous faire rencontrer ma demeure. • -
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Ce iubun.
t ': r s' U TANTE HOSlQUE. • . .. >
Hans quelle rue est-elle située?^ .. .-• > v- -
. . LE BARON
C’est un colosse 6n pierre de taille.
- I LA TANTE MON'lOt'E. - • *.
Dans quelle rue?... . . - •
LE BARON
J’ai dans l’idée qu’aussitôt de retour, je la ferai jeter à bas. . v '
LA TANTE «ONIQI E. . . -
Pourquoi? '•••. • - . ^ *• -
LE BARON. 't
Pour la faire arranger à, la moderne. ... ...
LA TANTE MONIQUE
Ce serait dommage. , - , r
Pas le. moins du monde! Etd’abord on peut tirer parti de tous les jaspes. Ensuite, supposez même que les architectes dépensentbeaucoup, mais beaucoup : eh bien ! cela me coûtera trois millions. Que dis-je ? ils n’y arriveront pas. . ~ »
* . LA TANTE MONIQUE. ■*
Mais où est cette demeure , à peu près ?
• . . LE BARON. ■. 4 ,
J’ai jugé convenable d’en réduire les proportions le plus possible, et,- d’après les plans qu’on m’a envoyés de la Cochinchine on la fera plus mignonne et plus habitable... Une colonnade ouverte
’ Il y a, dans le texte, d'Antuerpia ; mai* par AntuerpUi on désigne en espagnol un pays fabuleux.