ACTE H, SCÈNE I
KERMI.NÂ. '
Allons, je. commence, puisque Vous me dotinez franc jeu. Le mal dont Votre fille souffre, clesl l'amour ; et comme vous m’obligez A mettre les ] «oints sur les i, j.e vous dirai que la Cause de tous ses tourments , c'est Vous, madame:
Moi !
LA TANTE MONIQVE.
EEHMINA.
Vous-mème. Leonardo...
LA TAWTK MON4QLE. v -,
Ne me prononce pas son nom, si tu ne veux pas que j’enrage! , , '
TERMINA
Soit? Du moment que cela viws contrarie, laissons le nom de côté. Ce jeune garçon, fils dé doua Manuéla, auquel en d’autres temps vous prodiguiez tant de caresses et de tendresses , possède , comme charu n peut le voir, le meilleur air du monde; il est séduisant au possible , et plein de courtoisie ; il sait faire parler sa flamme : en un mot , il a fasciné cette .bnfant. Du reste, c’est chose toute naturèlle et fort
logique; et personne n’a lieu île s’en étonner, pour
peu qu’on ait expérimenté la matière. N’est-ce donc rien ? Jeunesse, esprit, belles manières; qualités charmantes, serments d’amour et de constance éternelle ! Et il n’y a pas là de quoi s’amouracher? Je vous le demande, madame, sommes-nous de place? Et puis figurez-vous... ; ;•