I.A TANTE MONIOIK
Pour assurer votre fuite, siiftirail-il. J . ? Mais tenez... c’est trop peu de chose, et je rougis presque de vous en faire l’offre. J’ai là cent doublons : s’ils pouvaient vous servir. . .
(Elle tire de sa poche le rouleau que lai a apporté Pascal. Le baron le prend. )
>, LF. BARON. .
Donnez toujours!... En or? bien, fort bien. Cela ira comme il pourra. Sur une mule, ma foi!... Aussitôt débarqué, mes ordres sont promptement suivis. Le majordome vous amène un carrosse qui s'arrête à l’Ermitage, pour entrer à Illescas lorsque tout le monde sera plongé dans le sommeil. Et d’abord mon homme vient vous avertir, vous et votre fille. Prévenues comme vous le serez , vous partez à deux heures du matin, par la nuit fraîche; et, en crevant six attelages, vous êtes à huit heures et demie rendues à Montépino. Là, mon chapelain dit un bout
LE BARON
2WS
de messe, il nous nuit, et, si besoin est, il nous bénit ' ; et à dix heures vous êtes ma mère !
LA TANTE MONIQUE
Mais, monseigneur...!
LF. BARON. . ,
Que craignez-vous?
LA TANTE MON IULE'
Rien... Kst-cc un rêve? . . ’
LE BARON. , V
Il sera bon de disposer tout ce qui est nécessaire. Pour ma part, je ne resterai pas les bras croisés... et .. Que je ne vous retienne pas, madame!
v, LA TANTF. .MONIQUE.
Très-bien. (A pan, eu s'en allant. ) Je ne sais plus où j en suis; j’en perds le jugement... Folle! folle!... J'en tremble de la tête aux pieds! (Elle sort.)
LE BARON , se promenant avec un air maussade -
Ah ! je suis las de mensonges! Cette vieille a beau dire... Je veux le voir, et si au bout du compte il doit payer la dot , qu’il se dépêche , car je suis pressé. On palpe les écus, et bonsoir lllèscas! Adieu, sotte engeance! U fera du soleil quand nous nous reverrons. Oui, carandm ? !. .. Et d’ailleurs ce nouveau soupirant, qui est sans cesse sur nos talons, ne me va pas du tout.
■ Nos vêla : c’eut une ceremonie complémentaire (la celle du mariage , et qui sert à le consacrer plus fortement.
1 Voir la note page il.