I.E BARON
Aussi depuis longtemps nous cherchons à lui souffler le gâteau . Mon oncle est en plein dans la conspiration, et prêt à tout affronter. Il s’agit de le marier-, et si la fiancée se charge de lui procurer en deux ou trois années deux oh trois bambins, cela suffira. On ne lui en demandera pas davantage, et l’on dira à l'autre : Va-t’en voir si/s viennent , Jean ! Ainsi , c’est à vous de juger...,
LA TANTE MONIQUE
A la vérité, monseigneur, j’étais fort éloignée de penser à ces choses-là. Mais, dès qu'il est question de vous rendre service, vous pouvez disposer de moi comme d’une esclave, et tout ce qui sera en mon pouvoir...
LE BARON
Très-bien.
LA TANTE MONIQUE
C’est que je suis toute troublée, monseigneur ! Vraiment, ma pauvre tête...
LE BARON
A l’instant même je vais écrire ce qui se passe au prince votre futur époux, qui attend avec la plus grande anxiété votre décision.
LE BAKON.
LA TANTE MONIQUE
Offrez- lui mille amitiés de ma pari...
LE BARON
Je m’empresserai... r
LA TANTE MONIQUE
Dites-lui que ma reconnaissance est sans bornes.
LE BARON
Je n’y manquerai pas. Maintenant je vais m'occupe r de mes lettres. Veillez, je vous le demande en grâ ce, à ce que personne ne vienne me déranger là-haut* et surtout qu’on ne fasse pas le plus léger bruit.
LA TANTK MONIQUE.
J’v veillerai...
LE BARON
Dès que j’aurai scellé mon courrier, je me mettrai au lit.
LA TANTE MONIQUE
' Sans souper?
Je n’en ai pas le moindre désir; j’ai bien dîné.
LA TANTE MONIQUE
Mais vous prendrez toujours un potage ?
LE BARON
Noji, rien,. absolument rien.
LA TANTE MONIQUE
Pas même un petit œuf en chemise?
LE BARON
Non, non, merci ! Demain un exprès emportera scs lettres à .Madrid , et aussitôt après son repart je