ACTE 11, SCÈNE X
1 PASCAL
C’est pour les empêcher de tomber.
LA TAI»TE MONIQUE
Tu es soigneux, je Cassure.
PASCAL
Oui..: ■ > . y
LA TANTE MONIQUE. . -
Tiens, laisse-les là. Fennina viendra les plier; et ne t’en mêle plus. •
PASCAL
A la bonne henre. .
LA TANTE , MONIQUE
Mais dis un peu, Pascal : pourquoi as-tu laissé entrer Leonardo cette après-midi ?
PASCAL
Moi? parce que... J’ai une si mauvaise mémoire’ Je ne sais plus pourquoi. -
LA TANTE MONIQUE
Tâche de ne point lui ouvrir la porte une autro fois. Y sommes-nous?
pascal .
J’y suis.
LA TANTE MONIQUE
Tant qu’on ne l’appelle pas, il n’a rien à chercher ici. Préviens-le, s’il se montre encore, que madame a donné l’ordre de ne pas le laisser monter ; qu’elle est fatiguée de lui , qu’elle ne veut ni l’écouter ni le voir, ét qu’il ait à s’en aller. M’entends-tu ?
PASCAL
Je voifs entends parfaitement ; j'étais même tout
.'lie LE BARON. '
à fait de votre avis; et lorsqu'il est venu , je lui ai dit, dis-je, que madame n’était fias chez elle. « Imbécile, qu’il me répond, je viens de. la voir à la fenêtre ! » Là-dessus il est entré , il est resté un brin , et il est ressorti ensuite. Moi , je pensais qu’it ne reviendrait plus : mais, cinq minutes après, le revoilà encore. II s'arrête à la porte, et il me dit , dis-je... Mais non! il ne médit rien cette fois. Il s’avance tout à coup, et il entre tout d’un trait, sans seulement proférer une parole. Pour lors donc, comme je voyais qu’il ne me demandait rien du tout...
LA TANTE MONIQUE
Ainsi, Leonardo a para deux fois ?
PASCAL
Deux fois. Car il est toujours à rôder autour: de la maison, voyez-vous! Il fait un tas désignés; et hier au soir, à onze henres soBnées , il s’est mis à chanter et à jouer. . .
LA TANTE MONIQUE
Oui , je sais cela.
PASCAL. . • r
Ce n’était pas une guitare, c’était nue autre espèce... ; . .. • . .
LA TANTE MONIQUE
Mon Dieu ! je le sais...
PASCAL. . . . ^ -
D’instrument. - .
LA TANTE MONIQUE
Tais- toi ! O les brigands! ils sont tons, tous.