SCÈNE
DON CLAUDE, PÉRICO. «
PÉRICO, entrant par la parle de droite. . ,
.Monsieur!
DON C LAIDE. »
Mon brave Périco ! Comment, c’est foi?
l'ÉRico. ;
Moi-même, que déjà vous voyez de retour. Je vous apporte une, deux, trois, et mille embrassades.! J’ai débarqué hier au soir; vous aviez pris campos...
DON CLAUDE
Oui , j’étais occupé ailleurs.
PÉRICO.
En somme, la prison ne me paraît pas trop barbare, puisqu’on délivre des sorties nocturnes.
DON CLAUDE
J’ai déjà reçu ma semonce. Mais que me diras-fu? Que se passe-t-il de merveilleux à Ocaiia? Comment as-tu laissé mon père?
PÉRICO.
Tout ravi de l’heureuse fortune qui vous attend. Il m’a donné une lettre... bien sùr qu’en changeant de jaquette, je l’aurai oubliée à l’auberge.
DON CLAUDE
El ne t’a-t-il pas donné aussi pour le moins quelques écus ?
périco.
A moi? Pas même la valeur d’une pièce de quatre
réaux. Il m’a signifié que Je n’étais pas à gon service', que c’était à vous qu’il fallait présenter le compte , et qHe vous deviez me payer sans faute, à la minute, et en belles espèces.
DON CLAUDE
C’est admirablement parlé; mais je ne possède pas un maravédis.
PÉRICO.
Je voudrais bien voir cela! Est-ce que par hasard, dans les trois semaines et trois jours que je me suis absenté... ?
DON CLAUDE
Oui, mon pauvre ami. Que veux-tu? Le diable vous tente, on l’écoute...
PÉRICU.
Et quel plus rusé diable qu’une tête légère, n’estce pas?
DON CLAUDE
Je confesse que j’ai dépensé , pour l’achat d’une foule de brimborions, un total assez rondelet. Mais c’est le désastre d’hier soir. . .
PÉRICO.
Quel désastre?
.ISO LA FAliSSE DIÎVOTK.
BON CLAIRE
Oli ! une modeste collation S ici près, dans la maison «lu Gaucher. - ,
PÉRICO.
Ne vous gênez plus ! ' , :
OON CLAUDE. - ' •
Que devais-je faire enfin? Il y avait là Cati nette ci cette autre jeune bruncttp...
périco. ; . .
la Yirtudès?
don cl ai: DK.
Précisément. Elles étaient avec moi et le fils de la grande Frisée.
P K ÏUCO.
Allez toujours, monsieur!
• DON CLAUDE
Ah! celte Catherine, quel beau brin de fille, mon garçon !
périco.
Passons les détails.
DON CLAUDE
Nous étions donc à collationner, lorsque, pour égayer la fête, un sergent de la milice, veuf de la moitié d’une oreille, parait sur l’horizon , et, sans plus de préambule... A propos, sais-tu de qui c’était le cousin ? De la Meunière.
PÉRICO.
Connu !
i Merimdn; petite collation entre le diner et le souper.