‹ Théâtre espagnolChapitre 290 sur 405 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

PÉRICO , DON CLAUDE. ‘ '

PÉRICO, s'approchant de la porte de don Claude. '

Peste ! nousavons verrouillé notre porte. (Appelant.) Monsieur!... C’est Périco.

DON CLAUDE

Va . je t’attendais avec une ftère impatience !

Qu’y aet-il donc de nouveau?

DON CLAUDE

Il y a que la paix est conelue avec le brocanteur. J’avoue qu’il s’approprie mes effets à un assez bon compte; mais en définitive , n’ayant pas de quoi les dépger, je me suis laissé faire. D’ailleurs , quand la gêne vous obsède, on est très-coulant sur tonte chose. Ah çà, et notre vieille?

tt»2 LA FAUSSE DÉVOTE.

PÉRICO.

('.et le chère dame Brigitte Menchaca, une veuve des plus respectable* , a daigné me -dire qu’elle était prête à exécuter vos ordres , par bonté d’àme, pour vous rendre se i vice, et parce qu’elle désire avant tout éviter les scandale?.

DON CLAUDE

Voilà qui est au mieux.

PÉRICO.

Je pense qu’il ne s’agit, pour dame Brigitte, que d’offrir pendant une seule nuit, à la jeune personne, asile et sécurité. Dès le lendemain, nous recourons aux témoins , au clergé... et flambent les chandelles î , , , . ’ ■

DON CLAUDE

C’est convenu. -

Je suppose également que nous avons déjà fait expédier l’acte en question.

DON CLAUDE

Le voici.

( U donne un pépier à Périeo. )

PÉRICO.

Quel miracle de promptitude !

DON CLAUDE

Sur cet acte, j’ai indiqué les présents que je vais offrir à dona Clara. Elle-même y mettra ceux qu’elle me donne en retour; puis nous signons, et ainsi soit-il !

A CT K III, SCÈNE VI. Utt

PÉRICO , lisant l'acte.

« .Moi , don Claude-Méliton Pérez y Père* 1 , gentilhomme de naissance, originaire d'Ocafla, d’une pari ;

« Et moi , donâ Clara-Francisea Bustillo , demoiselle, native de Tolède, d’autre part;

« Etant tous deux en parfaite santé et agissant dans la plénitude de nos facultés, avons pris, d’un commun accord, par les présentes, l’engagement de conclure union ntaritale, et de contracter pour la première fois les liens de l’hyménée à l’instant même , ou le plus tôt qu’il, nous sera possible ; car telle est notre volonté formelle! Et désirons être liés en justice , pour le cas où l’un de nous viendrait à se dédire de sa promesse, ce que Dieu ne veuille ni permettre ni souffrir; amen!... En foi de quoi nous nous sommes donné la main , notre parole et quelques petits objets en sus , lesquels se trouveront détaillés à la fin du présent acte, en manière d'inventaire. Fait à Tolède, les jour, an et date.., Signé : Don Claude-Mélilon Pérez y Pérez , gentilhomme de naissance , originaire d’Ocana. »

(Parlé.) C’est parfait, et le tout est rédigé dans un Style éblouissant. ( Pendant que Périco met l'acte dans sa poche, don Claude tire un paquet de dessous son habit, ) Sont-CC

là ces petits cadeaux, monsieur?

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