‹ Théâtre espagnolChapitre 362 sur 405 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

DON CARLOS

Vous serez obéi sans relard.

(Calamorha et Simon sortent de la chambre de don Carlos, emportant le» bagages ; ils s'éloignent par la porte du fond.)

DON DIÈGl'E , aux domestiques.

A l’auberge du faubourg!... (AdonCariœ.) Là, vous pourrez dormir à l’aise pendant que vos chevaux reprendront le souffle et mangeront l’avoine; mais, sous aucun prétexte, ne remettez le pied céans, et n’essayez même pas de rentrer dans la ville : prenez-y garde! Puis, sur les trois ou quatre heures, en avant, marche! Souvenez-vous que je. saurai le moment précis où vous monterez en selle. Vous m’avez bien compris, n'est-ee pas?

Parfaitement, mon oncle.

DON DIÈGL'E.

Mes ordres ne doivent pas être enfreints d’une

ligne.

DON CARLOS

Je les exécuterai à la lettre.

DON DIÈGLE.

Très-bien, mon garçon J Et sur ce...

adieu ! Je

le pardonne tout. Que Dieu te garde!

Enfin , ne

perds pas de vue que je vais être instruit de ton arrivée à Saragosse ; et , pour ta gouverne , apprends que je suis renseigné sur les hauts faits de ton dernier itinéraire. • .

LE OUI DES JEUNES FILLES

DON CARLOS

Mais qu’ai-je commis?

DON DIÈCUE.

Allons, si je t'affirme que je sais tes exploits et que je pardonne, que veux- tu de plus? D’ailleurs, il n’est pas temps aujourd’hui d’aborder ce chapitre. En route, mon neveu!

DON CARLOS

Que le ciel soit avec vous !

, , ( Fausse sortie. )

DON D1ÈGIE. ‘ ■.

. Comment ! sans baiser la main de votre oncle ?

DON CARLOS, avec émotion.

C’est que je n’osais... ■

DON DIÈGL'E.

LA, mon enfant, embrasse-moi bien! Car qui peut dire si nous nous reverrons?

DON CARLOS

De grâce, mon oncle!... Oh! Dieu ne permettra pas un tel malheur.

DON D1ÈGIJE.

Qui sait , Carlos ! Voyons, avons-nous quelques petites dettes? Avons-nous un désir à formuler?

DON CARLOS

Non, plus maintenant.

DON DIÈGl’E.

Eh bien, c’est très-beau! vu qu’en général tu ne lésines guère avec ta caisse. Il est vrai d’ajouter que la bourse de l’oncle est toujours là... Enfin,

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