ACTE IH, SCÈNE VI
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DUNA F RANCI SCA.
. Et Hs étaient ici tous les deux lorsque tu es entrée ?
RITA
Je ne sais comment vous dire... Ce qu’il y a de certain , c’est que le domestique est apparu avec une lumière ; et je me suis trouvée tout à coup, et comme par sorcellerie, entre le maître et le valet, sans espoir de fuite, et sans la moindre excuse au bout de la langue.
( Elle prend la lumière, et cherche de nouveau la lettre. )
DONA FRA5CISCA;
Plus de doute! c’étaient déjà eux. . . Oui, ils étaient ici lorsque je lui ai parlé de la fenêtre. . . Et ce billet, Rita?
* ' * / RITA
Impossible de le découvrir.
DONA FRANC1SCA.
Ils l’auront; ne te fatigue pas en vain. C'était la seule chose qui manquait à ma ruine! Oui, cesse toute recherche, lis l’ont!
RITA
Dame , je ne vois point de trace. . .
DONA FRANC1SCA.
Oh ! c’est à en devenir folle !
( Elle se laisse tomber sur une chaise. )
RITA
El ce don Félix, sans un mot d’explication, sans vous dire seulement... !
MW LK OUI UES JEUNES' FILLES
- , , DON A FBANCISCA:
U allait tout me-révélcr, lorsque tu m as avertie, et il a fallu disparaître. Mais tu ne saurais t'imaginer avec quelle crainte , avec quelle agitation il m’a parlé ! 1I(. m’a assuré* que dans cette lettre je trouverais les raisons qui justifiaient , qui commandaient son départ. l)’al>ord il T'avait, écrite pour la laisser à une personne, sûre, chargée de la remettre entre mes mains v dans la supposition, ajoutait-il, qu’il lui fût impossible de me -revoir. Tu le sens, Rita, tout ce beau discours, était inventé par un de ces êtres perfides qui promettent pour ne jamais accomplir leur promesse, 11 arrive, il trouve un rival,. et il, s’ est dit ; <1 Pourquoi donc aller tourmenter ces géns-là, pourquoi me constituer l’Amàdis de. cette femme? N’y a-t-il pas assez de femmes?,.. Qu’ils la marient ! En quoi cela me
touche-t-il? Ma tranquillité doit passer avant la vie de cétte malheureuse!... » Oh! pardon, mon Dieu, pardon de l’avoir tant aimé!