M»X CARLO
Oui, mon oncle... Je lui dois de grands égards, et il m’était de toute impossibilité de m’en retourner à Saragosse sans m’étre présent»; chez elle.
don ni KG l' G.
Ah! sie’étail une nécessité tellement impérieuse... Mais venir relanée.r cette personne à trois heures du matin, vraiment c'est une étrange façon de se conduire!... Ne pouviez-vous pas lui adresser quelque lettre?... Cela me fait penser que je dois avoir là sur moi... Tenez, avec un petit billet comme celuici, et en choisissant seulement une heure plus convenable, vous auriez pii vous dispenser de lui faire passer à elle une nuit blanche, et à bien du monde un mauvais moment.
(H tin clnmie te papier qui a rto* laite»' <lr la ruv Dnn Carlns, a nui 161 qu’il Ir riTonnait, le loi rsud. e* «e lo\e connue pour aoiiir. ) .
DOS CARLOS
Puisque vous savez tout, je ne comprends guère que vous me rappeliez ! Pourquoi ne pas me laisser poursuivre ma route, et éviter ainsi une explication qui ne saurait offrir ni à vous ni à moi de bien grands charmes.
PON DIGGl'K.
Votre oncle, monsieur, désire savoir ce que tout cela signifie: et il veut que ce soit vous qui le lui disiez.
«I* LK OUI DES JEUNES FILLES
A quoi bon en savoir davantage ?
DON DIÉGLE. ' r
Parce que je le veux ni que je l'ordonne. M'avrzvous entendu ? ■ ••
DON CARLOS
Je m’incline.
DON DIÉGLE.
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Mettez-vous là... Où avez-vous connu celte jeune fdle? Qu’est-ce que c’est que. cet amour? Quelles circonstances l'ont fait naître? Quels engagements existent entre vous deux? Où et quand Pavez-vous vue ?
DON CARLOS
L’an passé , lors de mon trajet de retour vers Saragosse, j’arrivai à Guadalaxara sans la moindre intention de m’v arrêter. Mais l'intendant de la province, que j’allai visiter à sa maison de campagne, lit tant d'instances auprès de moi qu’il me retint pour toute la journée. 11 voulait célébrer l’anniversaire de naissance de sa femme, et l’on me promit de me laisser repartir dès le lendemain. Parmi les invités se trouvait dona Paquita , que l'intendante avait enlevée ce jour-là an cloître, afin de lui procurer quelque distraction. Vous dirai-je ce que j’éprouvai à l’aspect de celte enfant? Vous dirai-je quel trouble elle excita dans mon âme, quel désir constant, irrésistible de la contempler, de l’écouter, de me sentir près d’elle, de lui parler et de lui plaire enfin!... L’intendant, qui était en veine