‹ Théâtre espagnolChapitre 5 sur 405 · ACTE I, SCÈNE L · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE L

de mes angoisses , l'ètre qni est cause que je ne sais plus à quel saint me vouer, c’est ce don Juan... Tu dis?

MU$OZ. '

Est-ce que j’ai ouvert la bouche ?

DON HORliK.

J’aurais juré. ...

MlîSoz (à- part).

Quand les cloches ne sonnent pas , il les entend ; et quand elles carillonnent, jamais. (Haut.) Allons, monsieur, avançons !

don roque .

Je le répète, oui, l’auteur de toutes mes misères, c’est ce don Juan. Débarqué à Cadix hier matin, il commence par accepter l’offre que je lui avais faite de l’héberger chez moi...

uuSoz.

C’est votre faute aussi. Qu’est-ce qui vous obligeait. . .

don roque.

L’invitation n’a pas été sans motif, mon brave. En effet, don Juan vivait à Madrid auprès de don Alvare de Silva, son oncle, avec lequel j’étais en arrangement pour cette affaire de la douane, dont je désirais me charger... tu te souviens? L’onde vint à mourir, et force me fut, puisqu’il l’avait institué son héritier, de traiter avec le neveu. Dans plusieurs lettres, destinées à établir quelques comptes restés sans apurement et relatifs à diverses sommes échues, j’ai laissé entendre à ce jeune monsieur que. mon

LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE

logis hospitalier sérail à sa disposition , si, par hasard, il se décidait à revenir à Cadix... Mais qui diable aurait pu supposer qu’il donnerait la moindre suite à celte ouverture? Lui, un homme du monde , à qui la ville peut fournir cent connaissances de son âge et de son humeur! Et à queJ propos?... Mes instances, au surplus, n’étaient guère dictées par la tendresse ; car, de bonne foi, pouvais-je témoigner grand intérêt à une personne dont jamais, à ce que je crois du 'moins, je n’avais entrevu le visage?

Ml.\OZ.

A présent vous savez à quoi vous eu tenir.

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