SCÈNE IV
DON ROQUE, seul.
Hélas , Seigneur ! cela va mal , mal , furieusement
mal. (Durant cette scène, il marohe, il s'assied, il se lève, et manifeste la plus grande agitation.) La maudite servante! . . . Paraltra-t-elle, cette clef? Munoz dit vrai ; ce n’est pas à Isabelle qu’est la faute, c’est à moi, à moi seul. Oh! s’il y avait possibilité... ! Mais le moyen de se refaire quand nos quatre-vingts ans frappent à la fenêtre ! Il a raison, ce Munoz : peste! il a raison. Le drôle me harcèle avec ses commentaires , mais il vous décoche parfois des vérités si crues... Ah ! si je l’avais consulté, tous ces déboires ne seraient pas venus fondre sur moi ; c’est une chose positive. Mon pauvre don Roque, tu as fait là de belle besogne! pauvre don Roque! Mais peut-être, si ce don Juan nous laisse enfin, tout espoir n’est-il pas perdu... Oui , Dieu le veuille !