‹ Théâtre espagnolChapitre 73 sur 405 · SCÈNE VUE · texte numérisé non relu

SCÈNE VUE

MUNOZ, pui» DON ROQUE.

MUNOZ

La drôlesse! On voit bien que dans celle maison il n’y a personne pour porter les culottes. La pendarde! l’impudente! la déboutée! Et tout cela à moi ? En vérité , je ne m’explique pas ma patience. Le diable seul l’expliquerait.

( Don Roque entre par la porte du fond , qui donne issue sur la nielle. Il poee sou chapeau et son manteau sur le canapé.)

DON ROQUF..

Munoz, me voilà déjà do retour. Bonne précaution de ta part , d’avoir passé dans eette pièce pour les chasser d’ici. A peine venais-tu de refermer la porte sur moi, que j’ai aperçu ce misérable Ginès en faction dans la maison d’à côté. J’ai tourné alors la ruelle sans faire semblant de rien; et lui, toujours aux aguets, dès qu’il m’a vu éloigné de quelques pas, a vite pris sa course, sans doute pour en porter la nouvelle à don Juan, ou plutôt à don Satan.

MU&OZ

Mais je me demande, monsieur, ce que vous obtiendrez avec tout ce damné brouillamini de marches et de contre-marches? On dirait, sur ma parole, qu’il s’agit d’un jeu d’enfant, et non des projets d’un homme aussi môr que vous.

DON ROQUE

Ecoute, Munoz! Cette feinte absence a eu pour but d’ôter à don Juan, invité à se rendre ici, toute

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