Acte III, Scène I, v
Dans les mœurs germaniques, dépendre personnellement des principaux était, déjà du temps de Tacite, une distinction recherchée 5. Au moyen âge, cette dépendance comprenait le service
t. Cui (Hildeprando) dum contum, uti moris est, traderent. — Paul., 1. VI, c. LT.
2. Si quis Langobardus, se évente, suas filias nuptui tradiderit, et alias filias in capillo in casa reliquerit... — Luitprandi Leg., lib. I, cap. n.
3. Voyez la note jointe au passage cité. — Rer. It., t. I, part. II, p. 51.
4. De omnibus judicibus, quomodo in exercitu ambulandi causa nécessitas fuerit, non mittant alios homines, nisi tantummodo qui unum caballum habeant, id est homines quinque, etc. — Luitprandi Leg., 1. V, cap. xxix.
5. Insignis nobilitas, aut magna patrum mérita principis dignationem
domestique et militaire, et était un mélange de sujétion honorable et de dévouement affectueux. Ceux qui vivaient dans cette condition étaient, chez les Lombards, appelés Gasindi : dans les siècles postérieurs ils s'appelaient domicelli, d'où donzello, qui, sans application aux usages actuels, est resté toutefois dans la partie historique de la langue. Cette dépendance, tout à fait différente de la condition servile, se rencontre également dans les âges héroïques, et c'est là un des traits nombreux de la ressemblance qui existe entre ces âges et ceux que Vico a nommés les temps de la seconde barbarie i. Patrocle, encore adolescent, ayant tué, au jeu, dans un mouvement de colère, le fils d'Amphidamas, est placé, par son père, sous la protection de Pelée qui l'élève dans son palais, et le met au service de son fils Achille 2.