ET SOLDATS LOMBARDS
HILDEGHIS.
Sivart! Le roi?
CHARLES
C'est moi.
HILDEGHIS. (il met un genou en terre et place ses mains dans celles de Charles.)
0 roi des Francs et le nôtre! reçois dans ta main
236 ADELGHIS.
victorieuse cette main qui t'est dévouée; accepte de la bouche de tes Lombards l'hommage qui t'est promis depuis longtemps.
CHARLES
Sivart, comte de Suze !...
SIVART.
Quelle faveur, ô roi!...
CHARLES
Dis-moi le nom de mes fidèles Lombards.
SIVART.
Le duc de Trente, Hildeghis; le duc de Crémone, Hervig; celui de Milan, Hermengilde; Indulphe de Pise; Vila de Plaisance ; ceux-ci sont des juges, ceux-là des guerriers.
CHARLES
Levez-vous, mes fidèles juges et ducs, et que chacun d'abord conserve son titre. Mes premiers instants de loisir, je les emploierai à reconnaître vos services; maintenant c'est le moment d'agir. Braves Fidèles, retournez près de vos concitoyens, vers ceux qui ne savent pas encore que Dieu a élevé son humble serviteur au trône des Lombards, et qui pourraient, sans le vouloir, les malheureux, résister à leur roi sur le champ de bataille. Dites-leur que, chef d'une armée de Germains, je n'apporte pas la guerre à une nation de Germanie. Je viens chasser du trône une famille réprouvée du ciel, indigne de régner. Il n'y aura dans votre royaume de changé que le roi. Vous voyez ce soleil? quiconque, avant qu'il descende sous l'horizon, sera venu prêter hommage entre mes mains, dans celles de mes fidèles Francs ou dans les vôtres, maintenu dans son grade, deviendra mon Fidèle. Celui qui amènera devant moi les deux hommes qui furent vos