SCÈNE Y LE COMTE
Voici enfin le jour que j'ai tant désiré! — Cet autre jour où il refusa de m'entendre, où je priai vainement, où tout accès près de lui me fut fermé, où raillé d'eux,
d'eux tous, je partis seul, et ne sachant où porter mes pas, ce jour, enfin aujourd'hui, je me le rappelle avec joie. Tu te repentiras, disais-je, tu me reverras, mais à la tête de tes ennemis, ingrat! Je le disais; mais alors cela paraissait un songe, le songe de la fureur, — et maintenant c'est la réalité. Nous voilà face à face. — Comme le cœur me bat! je sens le jour de la bataille; — et si... Non, la victoire est à moi.