SCENE XV
OLYMPE, CRAVACHON, AMELIE, DERVIERES, puis ANTONIN.
DERViÈRES, à Amélie.
Et si vous l'épousez, moi, je vous tue ! voyez !
AMÉLIE, à part.
Ah ! mon Dieu ! à l'autre maintenant !
CRAVACHON, à part.
Le poltron ! d'où sort-il ?
DERVIÈRES.
Décidez-vous bien vite... je veux en finir.
OLYMPE
Un duel ! mais c'est impossible.
CRAVACHON, à Olympe.
Le hussard va lui appliquer son affaire.
DERVIÈRES, à Amélie.
J'attends votre réponse.
CRAVACHON, à Amélie en faisant le geste de donner un soufflet.
Comment, vous ne répondez pas...
AMÉLIE
Si... si... Eh bien ! monsieur, c'est très bien ! (Résolument.) Nous nous battrons ! Cinq minutes, et je suis à vous ! Major, ce jeune homme m'appartient, vous m'en répondez.
38 LE MAJOR CRAVACHOS
CRAVACIIOX.
Bravo !
CHŒUR
AMÉLIE et DERVIÈRES. AIR : de la Piova.
Pour laver cet outrage, Je reviens , ,,.
Revenez à 1 instant.
Craignez tout de ma rage, Car il me faut du sang I
CRAVACHON.
Comme :1 ressent l'outrage I Son rival n'est pas blanc I Pour apaiser sa rage.
Il lui faudra du sang !
OLYMPE
Pourquoi tout ce tapage ?
On peut heureusement.
Apaiser tant de rage Sans répandre le sang.
(Amélie sort, Dervières reste un instant au fond comme pour accompagner Amélie de ses menaces.)
OLYMPE, revenant, à Cravachon.
Allez, papa, c'est affreux, to.:jours des querelles, des affaires d'honneur; mais, cette fois, ce duel ne s'accomplira pas, car, puisqu'il faut vous le dire, depuis ce matin vous guerroyez avec une femme, une de mes camarades de pension, ma meilleure amie. (Elle sort.)