‹ ThéâtreChapitre 212 sur 267 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

PONTBICHET, COLARDEAU.

COLARDEAU, dans la coulisse.

Hein ?.. je dors !

PONTBICHET.

C'est égal, lève-toi.

COLARDEAU, de même.

C'est vous, monsieur Pontbichet ?

PONTBICHET

Oui, dépêche-toi. {La porte s'entr'oiwre, et la tête de Co'ardcan parait coiffée d'un bonnet de coton.)

COLARDEAU

Vous êtes incommodé, beau-père ?

PONTBICHET.

Non, Colardeau, je m'ennuie...

COLARDEAU, riant très-fort Ah ! ah ! ah !

PONTBICHET, à lui-mêiv.e.

J'ai encore dit quelque chose de drôle. (A Colardeau, qui rit toujours.) C'est bien... Je t'ai réveillé pour que tu me tinsses compagnie.

COLARDEAU

Compagnie ? tout de suite ?

PONTBICHET.

Parbleu ! ce n'est pas la semaine prochaine.

COLARDEAU, riant.

Ah I ah . ah !. {S'arrêtant tout à coup.) Cristi ! quf 'ai envie de dormir.

PONTBICHET.

Voyons, quand tu resteras là... Entre.

COLARDEAU

C'est que je vais vous dire... je ne suis pas vêtu... Je suis en bannière.

PONTBICHET,

Habille-toi.

COLARDEAU

C'est que je vais vous dire... je n'ai pas mes habits, ils sont restés chez le costumier.

Eh bien, mets ton costume.

COLARDEAU

Oui, monsieur Pontbichet. (A part.) Cristi ! que j'ai envie de dormir ! {La tête de Colardeau disparait.)

PONTBICHET, SCUl.

Je vais te faire rire jusqu'au jour... ça m'occupera.

Page 1