SCENE VII
PONTBICHET, DARDARD.
DARDARD, entrant.
Eh bien, ça marche là-haut ; j'ai choisi pour la chambre à coucher du velours amarante.
PONTRÎCHET, s'approchant de lui d'un air fin. Ah ! je te connais, beau masque !
DARDARD, à part Qu'est-ce qu'il a donc ? (Haut.) Quant au salon, je voulais vous consulter...
PONTBICHET.
As-tu fini, portier ?
DARDARD.
Mais, beau-père...
poxTBiCHET, gouaillant.
Ah cà ! galopin, tu tiens donc toujours à épouser ma fille ?'
DARDARD.
Certainement ; mais...
PONTBICHET.
Eh bien moi, je te trouve impropre à cet usage.
Comment l'entendez-vous ?
PONTBICHET.
Tiens, tu n'es qu'un mari de carnaval, savoyard !
DARDARD.
Tenez... vous avez bu quelque chose depuis mon départ... Pontbichet, vous doutez de moi, de mon amour?
PONTBICHET.
Enormément... petit polisson !
DARDARD, allant à la table et écrivant quelques mots.
Eh bien, je vais vous convaincre... (Revenant et lui présentant un papier.) Voilà!... vous êtes convaincu ?
PONTBICHET.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
DARDARD.
Un reçu de la dot de votre fille, quarante mille francs.
PONTBICHET.
Pour quoi faire ?
DARDARD.
Si je n'épouse pas, je suis obligé de vous les rembourser ; c'est un dédit, une fiche... êtes-vous content ?
PONTBICHET.
Je comprends... mais alors, c'est très-serieux ?