SCENE ONZIEME
DARDARD, à pOTt.
Juste le neveu que je cherche... (Haut, à Pontbicliet.) Monsieur, un Gascon n'a que sa parole : je remettrai la dot de votre fille {Indiquant Colardeau.) à son mari... Je la lui dois...
PONTBICHET.
A la bonne heure !
COLARDEAU
Comment ! généreux étranger...
DARDARD, bas, à Colardcau.
Plus une grammaire française.
COLARDEAU
Pour quoi faire ?
DARDARD.
Pour apprendre votre langue... avec deux P.
COLARDEAU
Ah ! il n'en faut que deux ?... que notre langue est pauvre ! Eh bien, c'est Thérèse qui va être étonnée... un mari, en dormant, elle qui arrive de Loches !
DARDARD, ùvec inquiétude.
Ah ! elle est de Loches ! (A Colardeau, le prenant à part.) Dites donc ?
COLARDEAU
Quoi ?
DARDARD.
Vous m'assurez qu'elle n'a pas vendangé ?
COLARDEAU
Non, mais elle devait commencer cette année.
DARDARD.
Quelle chance !
PONTBICHET.
Ah çà, il est trois heures... si nous nous recouchions ?
COLARDEAU
Ça va.
DARDARD.
Recouchons-nous !
COLARDEAU, à Dardovd.
Il y a deux lits dans ma chambre.
DARDARD, regardant la chambre où est Thérèse. J'accepte... en attendant mieux. (Pendant ces dernières répliques, chacun remonte sa montre, puis se déshabille. Arrivés au pantalon, ils s'arrêtent tous les trois.)
TOUS
Diable !
DARDARD, aU pubUc.
Soyez tranquilles, mesdames... je suis un jeune homme pressé... mais modeste.