ACTE TROISIEME
FADiNARD, se plaçant devant Nonanconrt pour le cacher. Pas encore, madame... pas encore ! et... je suis pressé !...
NONANCOURT, à lui-même, se levant.
Je ne sais pas ce que j'ai... Je crois que je suis un peu pochard.
LA BARONNE, indiquant Nonancourt.
Quel est ce monsieur ?
FADINARD.
C'est mon... Monsieur m'accompagne... {Il lui donne machinalement le flambeau. Nonancourt le met dans son bras, comme s'il tenait son myrte.)
LA BARONNE, à Nonancourt.
Mon compliment... C'est un talent, monsieur, que de bien accompagner...
FADINARD, à part.
Elle le prend pour un musicien.
NONANCOURT
Salut, madame et la compagnie... (A part.) C'est une belle femme ! (Bas, à Fadinard.) Elle est de la noce ? FADINARD, à part.
S'il parle, je suis perdu... Et le chapeau qui ne vient pas !
LA BARONNE, à Nonancourt.
Monsieur est Italien ?
NONANCOURT
Je suis de Charentonneau...
FADINARD.
Oui... un petit village... près d'Albano.
NONANCOURT
Figurez-vous, madame, que j'ai perdu mon myrte.
Quel myrte ?
FADINARD.
Une romance... le Myrte... c'est très gracieux !
LA BARONNE, à Nonancourt.
Si monsieur désire essayer le piano ?... C'est un nleyel.
NONANCOURT
Comment que vous dites ?
FADINARD.
Non... c'est inutile...
LA BAROXXR, apevcevant les rubans à la boutonnière fie Xonancourt.
Tiens... ces rubans ?...