‹ ThéâtreChapitre 70 sur 267 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

BEAUPERTHUis, entrant par la même porte que Fadinarct. Le voilà !... il a fait le tour de l'appartement... aL ! je te tiens !... (// le saisit au collet.)

FADINARD.

Lâchez-moi !

BEAUPERTHUIS, cherchant à l'entraîner vers l'escalier Ne te défends pas... j'ai un pistolet dans chaqu poche...

FADINARD.

Pas possible !... (Tandis que les deux mains de Beauperthuis le tiennent au collet, Fadinard plonge les siennes dans les poches de Beanperthuis, prend les pistolets, et le couche en joue.

BEAUPERTHUIS, le lâchant et reculant effrayé.

A l'assass...

FADINARD, Criant.

Ne criez pas... ou je commets un déplorable fait-Paris

BEAUPERTHUIS.

Rendez-moi mes pistolets...

FADINARD, hors de lui.

Donnez-moi le chapeau... 1p "hapeau ou la vie 1...

BEAUPERTHUIS, anéanti et suffoquant.

Ce qui m'arrive là est peut-être unique dans les fastes de l'humanité !... J'ai les pieds à l'eau... j'attends ma femme... et voilà un monsieur qui vient me parler de chapeau et me viser avec mes propres pistolets... FADINARD, ùvec forcc et le ramenant au milieu de la scène.

C'est une tragédie !... vous ne savez pas... un chapeau de paille mangé par mon cheval... dans le bois de Vincennes... tandis aue sa propriétaire errait dans la forêt avec un jeune milicien î

BEAUPERTHUIS.

Eh bien ?... qu'est-ce que ça me fait ?

FADINARD.

Mais vous ne comprenez pas qu'ils se sont incrustés chez moi... à bail de trois, six, neuf...

BEAUPERTHUIS.

Pourquoi cette jeune veuve ne rcntre-t-elle pas chez -îlle ?...

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