‹ ThéâtreChapitre 98 sur 267 · MADAME BEAUDELOCHE, EDGARD, FLORESTINE · texte numérisé non relu

MADAME BEAUDELOCHE, EDGARD, FLORESTINE

EDGARD, paraissant en grande tenue et gants blancs, Voilà, maman !

MADAME BEAUDELOCHE.

Voyons que je t'examine... Florestine, regardez dono

comme il est bien, mon fils !

FLORESTINE, baissant les yeux. Je ne m'y connais pas, madame.

MADAME BEAUDELOCHE, à SOn fUs.

Qu'est-ce que c'est que ça ? une cravate bleue ! Est-ce que tu y penses ?

EDGARD

Je vais l'expliquer... le bleu pâlit... alors...

MADAME BEAUDELOCHE.

Du tout ! du tout ! Florestine, une cravate blanche !

FLORESTINE

Oui, madame. (Elle entre dans la chambre d'Edgar.)

EDGARD, avec humeur.

Des cravates blanches ! toujours des cravates blanches l on a l'air d'une huître !

O^'y'O^^ MADAME BEAUDELOCHE. (v<-.<i.^v-^

Une hmtre 1... (Avsc dignité.) Ed^jarci, songe que tu te destines au notariat.

EDGARD

Ça m'a échappé.

MADAME BEAUDELOCHE.

Songe surtout que tu signes aujourd'hui ton contrat de mariage avec mademoiselle Henriette de Veauvardin.

EDGARD

Oui... plus bas.

Pourquoi ça ?

EDGARD

Il est inutile d'instruire les domestiques.

MADAME BEAUDELOCHE.

Oli ! quel g^.rçon mystérieux !

FLORESTIKE, rentrant et remettant une cravate blanche à Edgard.

Voici votre cravate, monsieur.

EDGARD, froidement.

Merci, mademoiselle. (Mettant sa cravate blanche.)

MADAME BEAUDELOCHE,

Florestine, attachcz-!a-lni.

FLORESTiNE, faisant le nœud de la cravate. Oui, Madame.

EDGARD

C'est inutile...

MADAME BEAUDELOCHE.

Si... si... il faut aujourd'hui que mon fi^s soit beau. EDGARD, toussant pour couvrir les paroles de sa mère. Hum ! hum !

FLORESTINE

Voilà qui est fait.

EDGARD, froidement.

Merci, mademoiselle. (A part.) A-t-on l'air assez cornichon comme ça !

MADAME BEAUDELOCHE, à Florestine.

A propos, a-t-on apporté de chez Tahan une jardinière en bois de rose ?

FLORESTIXE.

Une jardinière ?

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