SCÈNE VI
tES vÊAiEs, MADAME REI^GAMOTTR.
4?iG)SLIQUB.
Voilà M. Coquerel qui ne sait plus ce qu'il dit, il perd la
i36 LE FIDÈLE BERGER.
MADAME BERGAMOTTE.
C'est comme ton père^ mon enfant! c'est toujours ainsi dans ce moment-là.
COQUEREL9 qui a^rèyé pendant ce temps.
Oul^ mon parti est pris ! l'essentiel est d'épouser et de sortir d'ici^ parce qu'une fois dehors^ une fois mariée je me révoltet rai.
ANGÉLIQUE^ qui s*est approchée.
Par exemple! mais du tout^ Monsieur^ tous marcherez droletvousm'obéirez!
MADAME BERGAMOTTE.
Oui; ma fille, il nous obéira comme ton père!
' COQUEREL
C'est ce que je voulais dire. Mais vous ne saves pas, Angélique, vous ne pouvez pas savoir, ni votre mère non plus. Moi, j'espère bien qu'on ne nous mariera pas ici, en prison.
MADAME BERGAMOTTE.
Qu'est-ce qu'il dit? il n'y est plus!
COQUEREL
Si fait! j'y suis encore,^et je désire n'y plus être.
• MADAME BERGAMOTTE,
OÙ ça?
;$ COQUEREL
A la Bastille!
ANGÉLIQUE, à sa mère.
Là, quand je vous disais que sa raison déménage!
COQUEREL
C'est possible; mais je voudrais faire comme elle!
MADAME BERGAMOTTE.
Vous êtes ici à Ghaville, mon gendreÂ
COQUEREL, stupéfait.
AChaville!
MADAME BERGAMOTTE.
Dans le château de M. le comte de Coaslin, qui vous protège, vous dote et vous marie avec une générosité, un désintéressement! ce vertueux seigneur.
COQUEREL
Ah! quelle scélératesse! si j'osais parler... je vais tout lui dire. Sachez donc... Dieu! Monseigneur!...
MADAME BERGAMOTTE. '
Saluez donc, mon gendre, saluez Monseigneur.