ACTE II, SCÈNE XIÎ
comme vous, il est désolé! il m'a dit : « Calmez-vous! ne vous faîtes pas de chagrin, vous resterez ici au château, vous yamrez la plus belle chambre, la chambre jaune. »
LA COMTESSE, montrant la porte k droite.
Gelle-d?
^ ANGÉLIQUE
Oui, Madame, j'y allais, a Et soyez sûre, a-t-il continué, que tous les soins, tous les égards... y> Car il est si aimable, monsieur le comte, il a tant d'égards ! . . .
LA COMTESSE, à part, avec colère.
Ah! la lettre anonyme ne m'a pas trompée!
ANGÉLIQUE, continuant.
Mais c'est égal, ce n'est pas la même chose , et monsieur Goquerel ne devait pas s'en aller ainsi à l'improviste et sans me dire adieu, sans me prévemr au moins j n'est-ce pas. Madame?
LA COMTESSE
Et c'est ce qu'il a fait, mon enfant,
ANGÉLIQUE
Comment cela?
LA COMTESSE
Je l'ai vu tout à l'heure, et obligé en efTet de retourner à l'instant même à Paris, il m'a priée de vous emmener, de vous conduire chez lui.
ANGÉLIQUE, vivement.
Rue des Lombards, n"* 46.
LA COMTESSE
Conune vous dites.
ANGÉLIQUE
Quel bonheur! et qui donc êtes-vous. Madame?
GERMAIN , rentrant par la porte de droite*
La voiture de madame la comtesse.
ANGÉLIQUE
Une comtesse!
LA COMTESSE
La maîtresse de ce château. Vous pouvez vous iier à moi ! Germain, conduisez Mademoiselle...
ANGÉLIQUE, la reprenant.
Comment, Mademoiselle?