SCÈNE VIL
GOQUEREL, ANGÉLIQUE sortant de u porte à gauche. ANGÉLIQUE^ en peignoir blanc, et parlant à U cantonade.
Oui, ma bonne mère, je suivrai vos conseils.
COQUEREL, à part.
Dieu! ma femme chez moi! en déshabillé du matin... et elle est seule!... Ah ! je ne me sens pas d*amour et de colère.
(a chaque phrase, U a redescendu une marche et se trouve en aeèDe prèi d'Angélique.)
ANGÉLIQUE
Certainement, je ferai ce que m'a conseillé ma mère, et pour
commencer, je le déteste déjà. (Se retournant et apereevant Coqnerel)
Ah! le voici!
COQUEREL, à part.
Elle m'a vu! Allons, Coquerel, du caractère!... et après ce qui s'est passé, de la férocité même au besoin; c'est à moi de lui parler le premier.
ouo.
ANGÉLIQUE, d*un air piqué et skns lui laisser le temps de la <|iieationner. Pent-on savoir. Monsieur, d'où vous venez ainsi? COQUEREL, à part, indigné.
Elle ose encore m'interroger ici?...
En honneur, son audace est grande.
ANGÉLIQUE
Eh bien donc, cette nuit... veuillez me regarder, Qa'avez-vous fait?... je le demande.
COQUEREL
Moi, je n'ose le demander.
ANGÉLIQUE, pleurant presque.
* Depuis le soir jusqu'à Taurore,
Oui, Monsieur, j'attendais...
(Avec un soupir.) Comme j'attends encore !...
COQUEREL, furieux.
Voni m'attendiez ! c'est une horreur ! . . .
] Vous m'attendiez en compagnie!...
Quel sang-froid ! . . . queUe perfidie ! . ..