‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 169 sur 289 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les PiukÉDENTS^ SIMONNE.

SIMONNE

Ah ! quelle horreur ! quelle infamie f Pour elle j*en rougis, hélas!

LES OinrRlÉRBS.

Qui donc ?

SIMONNE

Votre nouvelle amie; Je l'ai vue, et je n'y crois pas i

MARCEL, & Simonne, atee émotion.

Cette étrangère si jolie?

SIMONNE

A l'instant le comte d'Elvas L'enlèTe.

MARCEL^ irivemenl.

De force?

SIMONRE.

Non pas!

Tous deux, gatment, le vent en poupe.

S'éloignent dans une chaloupé Vers un brick portugais... D'ici voyez plutôt! De loin entendei-vous le chant du matelot?

Toas, rangés sur une Mole ligne, regardent vers la gaoche. On entend dans le lointain le chcrar des matelots, accompagné par les chœurs qui sont en scène.)

ENSEMBLE

MARCEL, & demiToisl Ah ! mon àme à sa vue De fureur est émue ! T. vu. il

S06 LA BEINE d'un JOUR.

Renfermons en mon ecBur Mon dépit, ma douleur* (A\ec force.) Plus de tendresse!

Mon amour cesse.

Ame traitre^e.

Cœur imposteur I L'indifférence Venge d'ayanca Ton inconstance Et mon malheur.

GHCEURy dans le loktain.' La Yoile est préparée; La brise désirée A sillonné les flot».

la belle soirée!

Sur la plaine axurée Voguons, bons matelots!

CHOEUR DES GRISETTES, à demi voix, regaf^ant MaicsL Pour la belle inconnue.

Oui, son âme est émue; 11 renferme en son cœur Son dépit, sa fureur.

Ah! quelle ivresse I D'une ftiaitresse Fausse et traîtresse, U perd le cœur !

Plus de souffrance!

Vivent d'avance Et Tinconstance Et le bonheur !

SIMOmïE, à Marod.

Que voas fait ce départ?

lURCEL, prenant un air indifférent* Moi? rien.

(a part.)

Que rien à ses yeux ne m'accuse! SmonNE, à Maroéi.

C'est amusant!

MARCEL, s^efforçant de rire.

Sans doute ; ça m'amuse.

SIMONRE.

Allons au bal!...

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