‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 181 sur 289 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

Les précédents, TBUMBËLL, puU SIMONNE.

THUMBELtj acaîowfftjit.

Madame!..,

LAP¥ PEÎUN&aOOK,

Qu'est-ce donc?

d'elvas, à part j hvec jola^ Viendrait-on nous arrêter?

TRUMBELL*

Tous les nobles du pays qui arrivent!.,,

h'elVASj trîBt£isieîit, à part,

Ahl que cela*..

TtlUMtiELt.

Je les ai tous reconnu^'.,. Ils sont là dans le salon de cent converti à attendre Sa Majesté.

LADY PEKINBROOEs bas à TnimbeJL.

Maladrcil!,,* Vous les avez donc prévenuts?

TnUMBELLj de Dième,

Ebî non,., ils sont venus tout seuls!,..

LADT PEKTnBROOK,

Preuve, comme je le disais ^ que nos affaires vont à meriTçilleï... Aussi Sa Majesté va être accablée de hai'angues et le demandes auxquelles je voudrais la soustraire. d'elvas.

impossible!... 11 faut que \n rinne reçoive.

212 LÀ RsrNS d'un jotrii.

FRAlICIIVe, à demi voix.

Vous croyez?... Et que leur dire?

d'elyas^ de même.

Toujours la même chose.

FRANCINB , de même.

Ce n'est pas difficile... (Haut.) Mais recevoir ftinsi^ en costume de voyage... Ton dirait plutôt d'une grisette que d'une majesté ^ tant la mienne est chiffSonnée... (D*KiTai lui fait «n signe; elle lui dit à demi Toix.) Ghifionnée... ça se dit!...

LADT PEKINBROOR.

N'est-ce que cela?... J'ai tout prévu... J'avais chargé la jetme fille qui est venue m'annoncer votre arrivée...

TRDMBBÛ.^ arec fierté.

Ma nièce!

LADT PEVIK9R00K, eontûiuant.

D'apporter à Votre Majesté quelque robe de cour... (a sinonne,

qui vient de la droite, portaot plniieure cartona.) DépOtes œla dans

l'appartement de la reine»- (AFrancîp^,) J'y ai joint quelques coiffures à moi...

FRAIfGlNG, ipart.

Qui ne m'iront jamais!

LADT PEKmBROOK, à $imo9iae qui est «ii fond du théâtre. Laissez ce carton... ( Simonne laisse pn carton et port» Uê wfHfm 4ui Tappartement à droite, et rentre un inatant après.) C'est ce qu'il y a de

plus nouveau... ceU vient de France.

FRANCINE^ nvement.

Ah! voyons!... Je voua dirai tout de suite si ù'esi d'un bon genre... s'il y a du style... il faudrait d'abord savoir de quel magasin... (un regard de d^Kiyas rarrète.) De quel magasin ça

vient? ( Pendant ce temps Simonne est rentrée, a outert k aattoft cl présente une toque à lady Pekinbrook.)

QUII4TETTE.

LADT PEKINBROOX9 ^ Franoiiié, loi montrant sa eoiffiurt* Cette toque plalt-oelle à Votre Majesté?

FRANCINEy l*examinant.

Mai9 oui^ c'est fort gentil...

(a part, regardant lady Pekinbrook.) Pour une tête anglaise.

Ce n'est pas trop mal ajusté.

AfiTE n^ SCÈNE vm. 2)3

IJim PranMMUXMt^ à fiiaoïtoe.

Approchez^ mon enfaut!... Cette jeune Française Va m*aider à vous la poser I FRAIfCINE.

Je la mettrai mletii seule...

d'eLTAS^ arrêtant FnBdne.

On ne peut refuser Des services offerts atec autant de grâce.

FRAMCINE^ bas à d'EWas.

Elles Yont me coiffer de traters!

D'ELVAây bas.

Dans ta place On est toujours fort bien!

LADT PEKlNBRÔttt, plaçant la toque sur la tète de Francine. C'est cela, m'y voici...

(a SimoiifM.) Mets des épingles par ici !...

SIMONNE^ 8*approehant.

Quel honneur! coiffer une reine!

FRANCINE^ sans la regarder.

Tâchez au moins que cela tienne!

(jetant un'eri.) Maladroite ! . . . vous me piquez ! ..

8IM01I1IE, eonftne.

C'est le trouble...

LADT PEKINBROOK.

Vous répliquez !••• TRUMBELL, à Simonne.

Vous oses répliquer à votre souveraine !

SIMONNE, levant les yeux et reconnaissant Francine. Pardon!... Dieu! qu'ai-je vu?... Non! non!... j'y crois à peine? G*est vous, qui... c'est vous, que...

d'elVAS et francine^ U rMonnaissant.

Simonne!... quel malheur!

FRANCINE^ à part.

Elle va renverser mon trône et ma grandeur!

ENSEMBLE

SIMONNE

Étrange surprise!

Et que croire ici?

C'est une méprise Qui m'abuse ainsi.

224 LA REINE d'un JOUE.

Je la quitte à peine Dans son magasin!

Et la Toiei reine!

Dieu ! quel beau chemin !

LADT PEKINBROOK ET TRUMBELL.

D'où Tient ta surprise?

Qui t'agite ici?

G*est quelque méprise Qui la trouble ainsi.

Je respire à peine!

Gela peut enfin Offenser la reine!

Pour nous quel chagrin!

FRANGINE ET d'eLYAS, à ptrl.

Fatale surprise!

Elle peut ainsi D'un mot^ à sa guise.

Tout changer ici!...

Et^ quoi qu'il advienne^ ReuToyer soudain Une noble reine Dans son magasin!

TRUMBELL, à Simoniit.

Allons, qu*as-tu?. . . réponds !

LADT PEKINBROOK.

Connais-tu la princesse?...

SIMONNE, troublée.

Moi! non!... oui!... non!...

LADT PEKINBROOK.

Où l'as-tu Tue, enfin?

A sa cour?...

SIMONNE

Ah! bien, oui!...

LADT PEKINBROOK.

Voyez quelle hardiesse!

SIMONNE

Je la Tîs!...

LADT PEKINBROOK.

Où cela?...

SIMONNE

Mais dans un magasin De modes...

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