‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 189 sur 289 · ACTE lî, SCÈNE XT · texte numérisé non relu

ACTE lî, SCÈNE XT

Ir

TRUMBELL,

H^ste dotic à ton poste! (Mâmejeu.) Et molj mBitre d'hdtel du palais j baron de*Bérigoul !

Vous?

Comme tu vois ! et je n'en suis pas plus fierî*.. A propos de ça, mon pauvre garçon, j'ai une mauvaise nouvelle à l'annoncer : tn ne peux plus épouser ma nièce î

MARCEL

Pour quelles raisons î

TRUMBELL.

La reine ne le veut pas, ni nous non plus.

^ HARCXX.

k cause?

TRUMBELL«

A cause de Fëlëvation de notre rang et dû la bassesse du tîenl...

MARCEL

Vous!... un partisan de Cromwell*.- un puritain qui voulez l'égaUtë î

TRtJldBELL»

C'est vrai ï,., je veuj que tout le monde soit riche et grand seigneur!,,, voilà comme j'entends^ inégalité, et comme tu n'as pas de celles-là...

HABCEL ^ av«o ooLkQi

Eli bien \ par exemple î... (se reprcEanL) Ce n'est pas tant pour la chose.*, car ça m'est égal d'être marié ou garçon... mais dire qu*en France et en Angleterre personne ne veut de tnoi à cause de ma fortune,., il y a de quoi la prendre en

TRUMBEIX.

Et elle est capable de te le rendre... Mais console-toi; la l^ine est eiceilente , et si tu lui demandes quelque chose , la Hioindie chose... d'être chevalier ou marquis, je suis silr qu'elle te l'accordera î

MARCEL

Je verrai,

THUMBtaL.

Et alors , sur-le-champ nous couse n tirons «

232 LA RF.INE JD*UN JOUR.

BURCEL.

Vous êtes bien bon... je vous remercie.

TRUMBELL.

C'est moi qui te remercie de ta com'se de tout à l'heure, et de la lettre que tu m'as apportée.

Il n'y a pas de quoi... La vieille gouvernante du shérif ne voiUait pas me la rendre... mais moi j'ai dit : Il me la faut! mon oncle Trim Trumbell veut la ravoir... ou sinon!

TRUMBELL.

C'est bien !

MARCEL

Ne VOUS fâches pas, qu'elle m'a alors répondu... j'ai vu monsieur le shérif la mettre là, dans son tirohr... Elle l'eu a retirée et me l'a donnée !

TRUMBELL, avec effroi.

Comment ! ... le shérif était donc rentré ?

MARCEL

Oui, sans doute !

Il l'aura lue ?

TRUMBELL.

MARCEL

Apparemment !

TRUMBELL, fouillant dans sa poche, et en retirant la lettre.

En efiet !... lelle a été décachetée! elle a été ouverte...

MARCEL

Qu'est-ce que ça vous fait?... puisque vous l'avez.

Ce qu'il m'importe!... ah^ mon Dieu!.,, que devenir?... Dis-moi, mon garçon...

MARCEL

Je ne peux pas... je vais à mon poste... N'entendez-vous pas!...

TRUMBELL, avee frayeur.

Miséricorde ! Qu'est-ce qu'il va arriver ? (on entend sonner let

cloches. On tire le canon. On bat le tambour. Les portes de Ti^partenient de droite s^ouvrent ainsi que celles du fond. Marcel , qui s*98t remis en faction, présente les armes à Francine , qui parait en grande toilette de cour» se dirigeant vers la salle du fond en donnant la main à d*ElTas. Lady Pekinbrook vient d'ouvrir les portes du fond et parait en tète de la noblesse. Tout cela lor ont ritournelle très-brillante.)

ACTB II, SCÈWE XIIÏ. 233

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