ACTE lî, SCÈNE XT
Ir
TRUMBELL,
H^ste dotic à ton poste! (Mâmejeu.) Et molj mBitre d'hdtel du palais j baron de*Bérigoul !
Vous?
Comme tu vois ! et je n'en suis pas plus fierî*.. A propos de ça, mon pauvre garçon, j'ai une mauvaise nouvelle à l'annoncer : tn ne peux plus épouser ma nièce î
MARCEL
Pour quelles raisons î
TRUMBELL.
La reine ne le veut pas, ni nous non plus.
^ HARCXX.
k cause?
TRUMBELL«
A cause de Fëlëvation de notre rang et dû la bassesse du tîenl...
MARCEL
Vous!... un partisan de Cromwell*.- un puritain qui voulez l'égaUtë î
TRtJldBELL»
C'est vrai ï,., je veuj que tout le monde soit riche et grand seigneur!,,, voilà comme j'entends^ inégalité, et comme tu n'as pas de celles-là...
HABCEL ^ av«o ooLkQi
Eli bien \ par exemple î... (se reprcEanL) Ce n'est pas tant pour la chose.*, car ça m'est égal d'être marié ou garçon... mais dire qu*en France et en Angleterre personne ne veut de tnoi à cause de ma fortune,., il y a de quoi la prendre en
TRUMBEIX.
Et elle est capable de te le rendre... Mais console-toi; la l^ine est eiceilente , et si tu lui demandes quelque chose , la Hioindie chose... d'être chevalier ou marquis, je suis silr qu'elle te l'accordera î
MARCEL
Je verrai,
THUMBtaL.
Et alors , sur-le-champ nous couse n tirons «
232 LA RF.INE JD*UN JOUR.
BURCEL.
Vous êtes bien bon... je vous remercie.
TRUMBELL.
C'est moi qui te remercie de ta com'se de tout à l'heure, et de la lettre que tu m'as apportée.
Il n'y a pas de quoi... La vieille gouvernante du shérif ne voiUait pas me la rendre... mais moi j'ai dit : Il me la faut! mon oncle Trim Trumbell veut la ravoir... ou sinon!
TRUMBELL.
C'est bien !
MARCEL
Ne VOUS fâches pas, qu'elle m'a alors répondu... j'ai vu monsieur le shérif la mettre là, dans son tirohr... Elle l'eu a retirée et me l'a donnée !
TRUMBELL, avec effroi.
Comment ! ... le shérif était donc rentré ?
MARCEL
Oui, sans doute !
Il l'aura lue ?
TRUMBELL.
MARCEL
Apparemment !
TRUMBELL, fouillant dans sa poche, et en retirant la lettre.
En efiet !... lelle a été décachetée! elle a été ouverte...
MARCEL
Qu'est-ce que ça vous fait?... puisque vous l'avez.
Ce qu'il m'importe!... ah^ mon Dieu!.,, que devenir?... Dis-moi, mon garçon...
MARCEL
Je ne peux pas... je vais à mon poste... N'entendez-vous pas!...
TRUMBELL, avee frayeur.
Miséricorde ! Qu'est-ce qu'il va arriver ? (on entend sonner let
cloches. On tire le canon. On bat le tambour. Les portes de Ti^partenient de droite s^ouvrent ainsi que celles du fond. Marcel , qui s*98t remis en faction, présente les armes à Francine , qui parait en grande toilette de cour» se dirigeant vers la salle du fond en donnant la main à d*ElTas. Lady Pekinbrook vient d'ouvrir les portes du fond et parait en tète de la noblesse. Tout cela lor ont ritournelle très-brillante.)
ACTB II, SCÈWE XIIÏ. 233