‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 191 sur 289 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

MARCEL^ seul, yivement éma*

Ah! qu'ai-Je vu^ grands dienx!

En croirai-je mon cœur! en croirai -je mes yeux!

rohaHcÂ.

PREMIER Gounutfr.

Est-ce elle?... est-ce un songe^ un prodige Qui vient de m*apparattre ici?

Elle en ces lieux! ô doux prestige.* Ah! pourquoi si vite as-tu fui!... Mais cette parure si belle^ Cette pompe^ cette grandeur^ Et puis cet air plein de froideur...

(Avec tristesse.) Je me trompais^ ce n'est pas elle!

C'était un rêve de mon cœur!

DEUXIÈME COUPLET

Est-ce elle qui^ superbe et fiera.

Passerait devant son ami.

Lorsque mon âme tout entière Rien qu'à son approche a frémi i Pourtant j'ai vu sous la dentelle Son trouble, et, je crois, sa rougeur^.

Et puis son regard enchanteur!

(Avec passion.) Ah! jamais pour une autre qu'elle N'aurait ainsi battu mon cœur!...

(Voyant les portes du fond s'ouvrir.) On approche... la porte s'oiivre...

Ah ! mou Dieu !... (ll se remet vWeraent à son poste.)

234 LA REINE d'un JOUK.

Page 1