ACTE I, SCÈNE X
JULIANÔ.
Ce n'était pas une raison...
LORD ELFORT.
Attendez donc! Je parlai à eUe... qui répondait jamais... pas un mot!... mon conversation le gênait... Tennuyait...
JDLIANO.
Ce n'était pas encore là ime raison...
LORD ELFORT.
Attendez donc... Vous connaissez le taille élégante et le tournure de Milady... vous la connaissez comme moi...
Certainement...
LORD ELFORT.
Eh bien! mon ami... ce était de même... tout à fait...
JUUANO, g'animant.
En vérité!
LORD ELFORT, de même.
Et je avais encore des preuves bien plus... bien plus... effrayantes... Vous savez que Milady, ma femme... était du sang espagnol... du sang des d'Olivarès... et comme toutes les dames de Madrid... elle portait souvent des mouchoirs où étaient brodées les armes de sa famille...
JULTANO.
Eh bien?
LORD ELFORT, avec colère.
Eh bien!... l'inconnue... le masque... le domino... il avait brodé sur le coin du mouchoir à elle... les armes d'Olivaiès.
JDLIANO.
Odeif... .
LORD ELFORT.
Je avais vu... vu de mes yeux... que j'étais... que j'étais furieux... je méditais d'arracher le mouchoir... la mascarade...
Quelle folie! quel éclat!
LORD ELFORT.
Yes... ce était une bêtise... et je avais pas fait.
C'est bien.
LORD F.LFORT.
Je avais pas pu!... elle avait tout à coup quitté mon bras... s'était glissée dans la foule et au milieu de deux cents dominos • r. Ml, s
i6 LE DOMI^'0 NOIR.
noirs... comme le sien... impossible de courir après... Mais ce était elle.
J'en ai peur.
LORD ELFORT.
C'était bien elle qui se était dit malade.
Et pourquoi? je me le demande encore !
LORD ELFORT, avec chaleur.
Pourquoi?... pourquoi?... Mais vous ne voyez donc rien... vous?... ce était pour retrouver ici cette petite Horace de Massarena.
Malëdiciion!... et moi qui a! servi, protégé ses amom*s... nous étions deux... (a pan.) deux maris.
LORD ELFORT.
Quand je disais qu'il porterait malheur à moi,., mais bientôt, j'espère...
Allons, Milord... allons, calmons-nous. Dans ces càs-là, il faut se modérer, et smiout se taire.
LORD ELFORT.
Ce vous était bien facile à dire...
Du tout... cela me fait certainement autant de peine qu'à vous... mais il faut voir... il faut être bien sûr...
LORD ELFORT.
Ce était mon idée... et je priai vous, mon cher ami... de prêter à moi suivle-champ votre voitiu-e...
JULUNO.
Pourquoi cela?
LORD ELFORT.
Je avais demandé la mienne dans trois heures seuteitient, et je voulais à l'instant même retourner chez moi^ à mon hôtel... pour bien me assurer que Milady n'y était pas.
JULIANO, hfàH.
ciel ! comment la sauver?
LORD ELFORT, furieux.
Alors../ je attendrai son retour... alors je attendrai elle ce soir... et demain, ce petit Horace que je détestai .. que je... Adieu. . . je pars tout de suite.