‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 228 sur 289 · ACTE n^ SCÈNE Ylf · texte numérisé non relu

ACTE n^ SCÈNE Ylf

CATARINA

Est-ce que monsieur le marquis daignera me faire Thonneur de partager mon déjeuner?... Une tasse à M. le marquis!

(L'oairrier qui a mis le choooiat sur la table apporte nue tasse qu'il y place également)

DON HENRIQUE

Trop heureux d'une pareille bonne fortune...

Vous qui étiez si pressé !

DON HENRIQUE

Je reste^ senora; je reste!... (a part, s'asieyant.) C'est charmant!

DUO

ENSEMBLE

«% PON HENRIQUE^ à part * Leroux tête à tête! •

Le joli repas !

Ma bouche discrète N'en parlera pas!

Biais près d'elle^ à table.

Être eo ce moment^ Ah! c'est admirable!

Âh! c'est raYissant!

CATARINA, à part.

L'heureuse conquête!

Le joyeux repas!

Sa bouche discrète N'en parlera pas; Mais, Yoir à ma table Seigneur si galant.

Ah! c'est admirable!

Ah! c'est ravissant!

DON HENRIQUE, la regardant.

Quel feu dans ses beaux yeux rayonne I

CATARINA, lai yersant du chocolat.

Gomment le trouvez-vous?

DON HENRIQUE

Très-bon t (a part.)

Quelque fabricant de Bayonne Dont on pilla la cargaison.

)g6 LES DIAMANTS DE iA GOVRONNI.

CATARINA^ lui offrftQt des gàteaui.

Yetre leigneurid en ^eut-elle?

DON HENRIQDEy à part.

Que ce» doigts sont IIds et joHsI Qiie cette maïD est blanche et belle^ Pour commander à ces bandits !

CATAaiNA^ à Beboltodo^ qui loi offre ut aaielCe. Non, grand merci 4e "fetre zèle.

Vous ne mangez pas?

PQN HKEUUOliB.

Je fais mieui.

(a déni yoh, lui montrant ReboUedo.) Mais cet oncle^ en valet fidèle^ Ne vous quitte donc pas des yeux?

CATARINA, à laMledo.

Laissez-nous.

REBOLLEDO^ hésitaiit'et re|(trdt]iMlWHairique. Mais... mais...

CATAMMA.

H le veux !

ENSEMBLE

Le doux tête à tète!

Le joli repas! , •

Ma bouclie discrète

N'en parlera pas!

Mais près d'elle^ à table^^

Narguer ce brigand^

Ah! c'est impayable!

Ah ! c'est ravissant!

CATARINA

L'heureuse conquête!

Le joyeux, etc.

DON HENRIQUE^ exsuminant Catarina, qai regard^ autour d'elle ave inquiétude.

^ D'où viennent le trouble et la craiiiitç

Que je crois lire dans tes yepx?

Est-ce la force ou la contrainte Qui te retiennent en ces lieux?

S'il est vrai, pour briser ta chaîne Et pour t'arracher de leurs bras^ Je brave tout!

▲GTE I^ BGÈNE NU. 287

CATARINA

T'exposer au trépas^ Pour moi^ que tu connais à peine l Que dià-je? hélas! que tu connais trop bien!

DON HENRIQUE

Gela t'étonne?

CATABDIA.

Non; d*un cœur tel que le tien.

C'est bien^ c'est généreux^ et je t'en remercie. Mais...

DOH HENRIQDE.

Eh bien?

GATAimA, héûtart.

(Btont.)

Votre tasse est finie !

BUSBMBLB.

CATARINA

Adleu^ seigneur, il faut partir; Je n'oserais tous retenir.

Votre cousine tous attend^ Et du départ yoici Tinstant.

DON HENRIQUE

Eh quoi! déjà^ déjà partir?

De te parler, j'ai le loisir ; Il n'est pas tard, et j'ai le temps.

Encore... encor quelques instants I Oui, je TOUX te faire connaître Le danger que tu cours près d^eux.

CATARINA

Et croire à vos discours peut-être.

Serait encor plus dangereux !

DON BENRIQUE.

Moi... moi, qui voudrais te rendn A rhonneur, à la vertu !

CATARINA

Penses-vous que vous entendre Ed soit le moyen ^

DON HENRIQUE

Que dis-tu?

Que vous prêches avec tant de sagesse.

Que je voudrais tous écouter sans cesse!

Mais... mais...

DON HENRIQUE

Eh bien!

CATABINA.

Mais...

ENSEMBLE

CATARINA, Ini faisant la révérence.

Adieu, seigneur^ il faut partir ; Je n'oserais vous retenir.

Votre cousine vous attend^ Et du départ voici Tinstant!

Partez^ partes... Ton vous attend!

DON HENRIQUE

Eh quoi! déjà, déjà partir^ etc.

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