ACTE 1, 5CÈM: XIII
TOUS m'avez vu à malheureux... foe vous avex eu pitié de moi^ et vous voulez m'abuser encore.
augéle.
Non, Monsieur... et la preuve... c'est que malgré les da:r gers dont vous me supposez menacée... je reste!
■OEACE.
Dites-vous vrai?
ANGELC.
Je reste encore... (aegaidaat rhoriose.) et pendant trois quails d'heure |e vous permets d'être mon cavalier...
HOBACE.
Trois quarts d'heure...
AKGÊUK.
Pas une minute de plus.
«mACB.
Et ce temps que vous me donnez... j'en suis le maître?
AKfîÊLE.
Mais oui!... puisqull est à vous!... Et d'abord je vous rappelleraly puisque vous l'oubliez... que vous me devez une contredanse.
HCHIACE, -nftmeiA.
On ne danse pas dans ce moment... et puisque vous me laissez l'emploi des instants... du moins vous me l'avez dit..
ANGÉLE.
Je n'ai que ma parole.
HORACE
J'aime mieux vous demander... mais je n'ose pas.
AKGÉLE.
Suis-je donc si effirayante!
HORACE
Dites-moi. . . qui vous êtes ?
ANGÉLB.
Tout... excepté cela!
HORACE
Eh bien! senora... puisque vous n'êtes pas mariée... puisque vous ne l'avez jamais été... vous me l'avez juré... il est une preuve... qui ne me laisserait aucun doute...
AlfGÊLE.
Et laquelle?
HORACE
Ce serait d'accepter ma main.
ANGÈtE.
Écoutez, Horace, ne vous fâchex pas... XW^ vrai.vi^ ^ ^PR" Irais, que je ne le pourrais pas...
HORACE
Et comment cela?...
DUO
HORACE
Parlei, qael destin est le DÔtrç?
Qui DOQf sépfLre? est-c^ le rapp^ Oa la naissaoce...
AIIGÉLE.
^li! non Traiment^ Ma naissance égale la TÂtre.
HORACE
Alors, c'est la fortune!... bêlas !...
Je le Tois, tous n'en ayex pas.
Tant mieux I l'amour tient lieu de tqut.
ANGÉLE,
Eh! non, Monsieur! je suis riche et beaucoup!
Qnoi! la naissance?...
ANGÉLE.
Ehl Traînent, oui.
H<mACB.
Et la richesse?...
ANGÂLE.
Eh! Traiment, oui.
ENSEMRLE, HORACE.
Chez elle tout est réuni !
Alors, quel obstacle peut naître!
Prenei pitié de ma douleur.
Faut-il donc mourir sans connaître Qe ^ecret qni felt mon mfUbeu|r?
ANGHLÇ.
Quel trouble en mon cœuf vi^n^ dç pattrf { Ah ! j'ai pitié de sa douleur.
Mais, hélas l il ne peut connaître Le secret qui fait mon malheur.
HORACE
De TOUS, hélas! que puis-je attendre ?
ACT^ I, SCÈNE XIII. m
ANGÈLE
Mon amitié qui de loin vous su|?ra«
HORACE
£t d'uD ami^ de Tami le plqs tendre.
Rien désormais ne vous rapprochera? ANGÈLE, soupirant.
Eh! mon Dieu, non.
HORACE
Ah ! je TOUS en supplie, Qu'une fois encor dans ma Tie Je puisse contempler tos traits.
Qh! que cet espoir me console...
Une fois!... une seule!
ANQÉLE.
Eh biepl jp le promets.
HORACE
Vous le jure»?
ANGÉLE.
A ma parole Je ne manque jamais.
HORACE
Vous le jurez?
ENSEMBLE
ANGÈLB, loi tjaontrant la salie do bal.
N'entendez-vous pas?
On danse là-bas.
L'orchestre du bal Donne le signal :
Profitez du temps.
Dans quelques instants.
Rêves de plaisir Vont s'évanouir.
HORACE
Non, je n'entends pas;
Je préfère, hélas i
Aux plaisirs du bal
Ce secret fatal !
Et; pour mon tourment,
Voici le moment
Ou bientôt va îmi^ .
Rè/e de plaisir.
4|n8i de vous revoir Vous me laisses l'espoir?
dS LE DOMINO NOIR.
ANGÊLE.
Une fois... je l'ai dit.
HORACE
Et comment le saurals-je ?
ANGÉLE.
Le bon ange qui vous protège Vous rapprendra; Mais dHci là Du secret...
HORACE
Ah! jamais je ne parle à personne...
ANGÈLE
Des fayenrs qu'on tous donne...
HORACE
Quand on m'en donne.
Mais jusques à présent, et vous-même en effet Devez le recoonailre^ Je ne peux pas être discret.
(Tendrement et 8*approchant d'elle.) Faites que j'aie au moins quelque mérite à Tôtre.
ENSEMBLE
itNGELE, sans lui répondre.
N'entendez-vous pas?
On danse là-bas.
L'orchestre du bal Donne le signal :
Profitez du temps.
Dans quelques instants Pour nous va s'enfuir Rêve de plaisir.
HORACE, avec impatienee.
Oui; j'entends, hélas 1 Qu'on danse là-bas.
L'orchestre du bal Donne le signal; Et^ pour mon tourment.
Voici le moment Où bientôt va fuir Rêve de plaisir.
(ils vont pour entrer dans la salle du bal à droite, ei à la pendule de Tun dei salous, on entend en dehors sonner minuit.)