‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 242 sur 289 · ACTE n, SCÈNE IT · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE IT

CATARINA ET REBOLLEDO.

surprise nouvelle!

C*est lui que je revoi !

Mais discret et fidèle^ n gardera sa foi!

DIANA. SÉBASTIEN ET LE CHCEUR^ montrant Henrique. Oui^ malgré tout son zèle, n s'embrouille^ je croi^ Sa musique nouvelle Lui cause cet effroi!

CATARINA^ à Diana, qui Teut rester près d*elle« Non^ nous serions désolés d'4nterrompre Ce concert délicieux.

Continuez^ de grâce!

DIANA

Eh quoi, près de ces lieux.

Votre chaise vient de se rompre?...

CATARINA

Eh ! oui^ vraiment^ un accident^ Qui de nos postillons prouve la maladresse.

Je voyageais avec mon intendant.

DON HENRimjE^ vÎTement, et montrant Rebolledo. Ah! Monsieur est intendant?

REBOLLEDO, saluant.

De madame la comtesse.

TOUTES LES DAMES, à demi voix.

Ahl c*est une comtesse?

REBOLLEDO, à haute voix.

La comtesse de Villa-Florl...

DON HENRIQUE, à part.

Allons, autre mensonge eucorî ik

CATARINA, à Diana.

Et je viens implorer la bonté protectrice...

DON HENRIQUE, à haute voix, et avec intention. DA comte de Campo Mayor, Du ministre de la justice...

CATARINA ET REBOLLEDO, à part.

Ah! grand Dieu!

DON HENRIQUE, de même.

Cest chez lui que vous êtes !

CATAtlNA, à part.

J'enteiuUl

DON HENRIQUE^ bas, à Catârina.

Et si VOUS m'en croyex^ n'y restes pas longtemps!

t BM8EHBLE.

PON PENRIQPE.

surprise nouvelle, etc.

REBOLI.EDO 1ST CATA|IR|A.

surprise nouvelle, etc.

DIANA ET DON SÉ1A8TIBN, regardant Catârina.

Qu'elle est aimable et belle 1 Ah! chacun, je le oroi.

Serait heureux près d'elle.

De vivre sous sa loi !

DIANA, s*adr9gHPt à don Henriqna.

Allons, inoQ cher cousin, et pour \fk senora...

CATARINA, à part* souriant.

Son cousin!... C'est, alors, la belle Diana.

MAIIA.

Achevons donc notre romance.

CATARINA

Que de bontés!... J'écoute.

DON HENRIQVE.

Oh! noii^ je ne pourrais...

DUNA. Et pourquoi donc?

DON HENRIQUE^ jetant lie papier si^r le claveein. Elle est trop dimcile!

CATARINA, prenant le pspier <|ii*e{le parcourt des yeux. ^ ^ Eh! mais,

Rlén lii'est plus simplp... et ^^ je le pense. Tout le monde la chanterait!

DIANA| -viyeiiient.

Vous, sans doute?

CATARVSA, souriant.

Mais, oui... si j'éta|« nécessaire.

Mais je ne le suï^ pas!

DIAl^.

Vous rét0$, etf éffet^ Car mon cousin refuse : et^ c'e^t là le salaire

(^ue j'attends de votre bonté.

Gomme prix, senora, de l'hospitalité.

ACTB II, SCÈNK IV. 39;^

RBBOLLEDO, TOuUnt la ratoiir.

If ais^ Madame...

DON HENRlQUCy k part.

Elle accepte! Ah! grand Dieu! quelle audace!... Lorsque mon oncle est là... quand^on peut les saisir! Ab ! c'est d*un aplomb qui me pass*.

Et pour elle me fait frémir!

NOCTURNE ET BOLÉEO, à deu Toix.

CATABINA ET DIANA.

, Dans les défilés des montagnes.

Sous la voûte do Rocher-Noir, Jeunes filles de nos eampagnes, Gardez-vous de passer le soir!

Là^ presque invisible.

Se cache, dit-on.

Un brigand terrible :

L'effroi du canton !

Qni seul, de sa bande.

Pouvant tout oser,

Jamais ne demande

Rien qQ*un seul baiser!

Cbacup a ses doutes

Sur Tandacieux...

Mais nous disoni^ntes

G'est un amoureux!.

Tra,la,la, la, la!

ENSEMBLE

DON HENRIQUE, à dtaU vofx ^ PMarioa.

Assez, assezl mpi^ onc)e peut venir!

Assez, assez!... hàtez-yous de partir!

CATAmNA.

Tra, la, la, la,la!

La, la, la, la, lai

GBCiUB.

Douce voii qui vient de ikws rarir.

Ah! que de charme et de plaisir!

DON HENRIQUE, de même, à Catarina. Ah! c'est vouloir tenter le sert!

Asses!

DIANA, 9ii r«lend.

Comment, assez!

DON HENRIQUE^ tout haut et feignant de se tromper. Je voulais dire : Encor!

Page 1