‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 256 sur 289 · ACTE TI^ SCkNE VÇT · texte numérisé non relu

ACTE TI^ SCkNE VÇT

moria], étaient renferraés sous triple serrurti dans le collre royaL,» Des sommes immenses^ incalculables!

» DIANA

Et comment un pareil vol a-t-il été commis?

CAMPO MAYOtt.

C'est ce qu'on ne peut s*expliqTier!,.. Mais les coupables ne sont point encore sortis du royaume*** peut-être même n*ûntils pas encore quitté Lisbonne..* et je viens d'ordonner sur toute la route la surveillance la plus active»** Défense de fournir des chevaux à personne*** Défense de laisser passer aucune voiture j excepté la mienne^ dont les armes sont connues ainsi que ma livrée... et pour peu que le plus légei- indice nous mette seulement sur la tmce.*.

IK)N B£^RlQU£j »rranl.l& main de Campo Mayor.

Disposez de moi^ mon cher oncle..* et comptez sur mon activité^ mon zèle.,.

CAHPO MAVOR^ lui prenant La maîu*

Ah l mon Dieu l qu'as^tu donc là?

DON HENHIQUE^

Rien..* une étincelle de peu de prix*

CAMEH^ ^fAVOR,

De p€U de priij dis-tuh*. Eh ! mais, je ne me trompe pas*.. ^ je la reconnais... Jb ne connais que cela... C'est la Brésilienne!

DIANA

Que dites-vous?

CAWPO MATORi

Un des diamants de la couronne.** une étincelle renommée par son éclat... et qui dans la nuit éclairerait comme une

tiSCar boucle.** (Voylant éteiodre les bougies-) Tu vas VOïr*

^D0^ HE;nA[Q[JE.

Non^ non, c'est inutile, et je vous crois.

CAMPO WATOR. ~

Ck>mment est-elle en ton pouvoir?

Je ne sais.* . je Tai achetée dernîcrement.

CAMPO HAVOR,

D'un des voleurs*., c'est certain! **. Nous voilà sur la trace., Quel est-il?

DON 1IË»R1QnE, béiitâUU

C'est... c'est.., un marchand de Coïmbre*

SI 8 LES DIAifANTS DE LA COURONNE.

CAMPO MATOR.

Lequel?

DON HENRIQOE.

C'est dans la grande rue qui mène au diâteau.

CAMPO-SIATOB.

Ce rîcbe magasin... Samuel Mendoza le joaîUier...

DON HENBIQUK.

C'est possible... je ne connais pas... Apite ceU» U se peiU que lui-même ne soit pas coupable.

CAHPO MATOK.

Eh! n'importe! on peut toijjours ranèter-

DON 9ENRIQUI.

Mais, mon oncle...

GAMPO MATOR.

Ça ne peut pas faire de mal... On arrête toujoun, qpitte à s'informer après... à connaître après ses vendeurs. M» afidéi, ses complices... ear ils doivent être ime bande.

DIANA

Ah! mon Dieu! si c'était celle delà Gatarina, ces bandits de l'Estramadure?

DON HENRIQqS»

Qui n'existent pas, mon oncle le dis^t lui-m^me ce ipatia...

CAMPO MATOP.

Oui, mais depuis ce matin...

DON HENRIQUB.

Impossible!

CAMPO Mfiqn.

N'importe! U f^ut voir.

DIANA

Mon père a raison... il faut voir.

DON HENIIIQUE.

De quoi vous mêlez-vous?... Est-ce que cela regarde les femmes, les demoiselles?... Et cette sarabande que ppus devions danser, l'avez-vous oublit^?

DIANA

Eh bien! par exemple! vous y aviez renoncé... Je veux d'abord montrer à mon père Varlicle du journal où l'on piwiede la Catarina... où l'on donne son signalement.

DON HCNRIQUK.

Est-ce que mon oncle a le temps ?... occupé cooune il est...

ACtl IJj SCiNE Vin,

ntn

Ne parlait^il pas de prendi*e des Informations sur Samuel Men-

CABD*0 MATOR.

C'est juste ï je ifais expédier un alguazil à cheval , pour 1 ariéter.

^B DON «ENRLQUEI.

^1 Ce n'est pas eek que je disab !

H GAMPO »AÏOIl*

B Et tu as raison de m'y faire penser !,** je vais signes

' Tordre.», (ij s^assied^ tt en écrivant il dit à pîmà i) MetS Ce jOUrnal

mr ma t^ble^ dans mon cabinet.^, car daus ce moment^ tu Yoîs que je n'ai pas le temps,

ïî n'a pas le temps!

B N'est*ce que cela?,., je vais vous le lireL..

H Pour rempêcher d*écrire. ... pour le troubler. . . il va en faire "arrêter un autre.

DIANA

Du toutî (Liteïit.) fi La Catarina est une jeune et jolie femme j « qui a des cheveux blonds et des yeux bleus !

DON RENHlQUË, à Campô Mayor*

IHon onde . * * et Samuel Meudoza ? . . .

DIANA j lîSAat.

n Des éheveui blondi ^ des yeui bleus !.*,)> CAMPO MATOa, dUtraiU è don HËarique* Samuel Mendo^a a des cheveux blonds?.*.

DUNA, Uuni

«^ La Gatarinâ !

hOK HENRIQUE, à Campû Major.

Et votre dépaii pour Lisbonne j vous n'y pensez pas ?.«»

CAMfO HAÏOR.

Ce soîr^ après le contrat!... Ma Alla !.«.

DIANA} LbajQt tatgjaun.

tt La Catarina L.. « >

flON BENUtQtE, I Dluu.

Écoute* donc votre père, qui vous parle...

CAMPO M A von.

Tu donneras des ordres... tu commanderas ma voiture et

mes chevaiix, pour qu'après le contrat nous partions tous les deux.

DIANA

Oui^ mon père!...

CAMPO XATOR.

Entends-tu!., car demain, de bon matin , il faut que je sois à Lisbonne.

DIANA, parcoorant le journal.

Ah ! mon Dieu ! quelle ressemblance ! quelle rencontre !... Est-ce possible?...

DON HENRIQDE, à Caiopo Mayor, qui s^est levé.

Venez, mon oncle... venez, je ne vous quitte pas... donnons cet ordre et d'autres encore... tous les ordres possibles.

CAMPO MAYOR

Tu as raison !... hâtons-nous, (ils sortent TÎTement par lé fond.)

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