‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 267 sur 289 · DON HENRIQUE, DON SÉBASTIEN · texte numérisé non relu

DON HENRIQUE, DON SÉBASTIEN

DON HENRIQUE

Don Sébastien h Lisbonne... dans le palais de la reine... et, comme moi^ sans doute ^ attendant audience de Sa Majesté!

DON SÉBASTIEN

Eh! mon Dieu! oui... la compagnie que je commande est de service au palais... C'est aujourd'hui le couronnement de notre jeune souveraine! c'est aujourd'hui que le conseil de régence remet en ses mains le pouvoir... et, au eommencement d'un règne, il est toujours facile d'obtenir...

DON HENRIQUE

Des grâces et des faveurs !

DON SÉBASTIEN

Je ne veux que justice...

DON HENRIQUE

Eh, mais! [par le temps qui court, c'est déjà une grande

faTetir... ne l'obtient pas qui veut. A peine arrivé, il m'a é|é facile de voir que tout allait assez mal dans notre beau i-oyaurae du Portugal et des Al(^ar?us„, des fonctionnaires qui ne reçoivent pas de traitement et vendent leur conscience,,, une armée qni n*est pas payée... des finances en si mauvais étatj que la banqueraute est immanquable**. Joli commencement de règne î

non SÉ6ASTIEI4.

Eh mon Dieu!., toi^ qui ne pen^iais jamais qu*au plaisir j tu te lances dans les affaires d'Etat... te voilà de la fronde et de l'opposition!

DON BENhfQfJE.

Oai,*. parce que... parce que je ^uis de mauvaise humeur. Et de quoi?..,

D0E1 HEHntQtJE.

De tout!.,. (Ave* embarras. ) MaîSj dis-moi„, toî qui es venu ILVDc mon oncle et qui ne l'as pas quitté , tu ne pourrais pas me dire ^'il a obtenu quelques renseignements sur cette femme ^ snr sa fuite?

DON SËBABTlEN*

Quiî^.i la Catarina et ses complices?

Um BEN n s QUE,

Ouij mon ami.,. Est-on sur leurs tracefit man'ondaj qui est ministre de la police^ a-t-il dccouyert quek|ue choiiû? mn sÉfiÂSTiEPi, men.,. absolument rien 1

DON lïEjmrQUEj gâîemftit.

Je le reconnais làl.., ce n'est pas lui qu'on accusera d'attenter aux libellés publiques.», il n*a jamais pu arrêter personne.,, Ei Diana, sa fiOe^ quelles nouvelles?.,,

DON SÉUASTIEN.

Âh! mon amiîi.. tu ntî connais pas tous tes droits à mou dévouement et à ma reconnaissance... c'est par toi que j'existe encore,., car, si ce mariage avait eu lieu,., si tu avais épousé ta cousine... vois-tu bien^ j'en serais mortl

DON aKNRlOl.'E.

Commenil c'était celai,,* Diana avait donc une inclination?

DON SiBASTlEff.

Ouï, vraiment I

DON HENRIQUE

* Et c'était toi?

DON SÉBASTIEN

Cela te fâche?...

DON HENRIQUE

Au contraire... je suis ravi... enchanté... et si je peu vm aider^ toi et Diana!

DON SÉBASTIEN

Silence! on vient!

Quelque grand seigneur qui sollicite aussdt

DON SÉBASTIEN

Ton oncle et tâT cousine...

Page 1